Zambie : le miel attire les investisseurs, Wuchi Wami veut sortir 6 000 apiculteurs de l'informel

Story Africa·6 octobre 2026·2 min de lecture
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Zambie : le miel attire les investisseurs, Wuchi Wami veut sortir 6 000 apiculteurs de l'informel
Photo : Annie Spratt anniespratt · CC0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La société zambienne Wuchi Wami a obtenu un investissement du fonds Inside Capital Partners, dont le montant n'a pas été communiqué, pour structurer une filière du miel encore très largement informelle, a rapporté Business Tech Africa le 6 octobre 2026.

Wuchi Wami travaille avec plus de 6 000 apiculteurs de petite taille et a déployé plus de 19 000 ruches à barrettes. L'entreprise achète leur miel de miombo — du nom des forêts claires qui couvrent une large part de l'Afrique australe —, puis en assure le contrôle qualité, la transformation et le conditionnement pour les supermarchés et les industriels de l'agroalimentaire en Zambie et dans la région.

14 200 tonnes, dont 90 % hors des circuits formels

La Zambie produit environ 14 200 tonnes de miel par an. Mais près de 90 % de ce volume s'échange de façon informelle, selon les données citées par Business Tech Africa : vendu sans traçabilité ni contrat, à des prix que les producteurs ne maîtrisent pas. C'est précisément cet écart que l'opération entend réduire, en branchant les apiculteurs sur des débouchés formels et sur une demande industrielle.

Un pari sur la transformation locale

Le miel attire beaucoup moins de capitaux que le maïs, le café ou le cacao. L'arrivée d'un investisseur sur ce segment dit pourtant quelque chose de plus large : en Afrique, la valeur se joue de plus en plus sur les maillons qui suivent la récolte. Formaliser la collecte et le conditionnement fait travailler des transporteurs, des fabricants d'emballages, des fournisseurs de matériel, des entrepôts et de petites unités agroalimentaires, le miel entrant dans les sauces, la boulangerie et les boissons.

C'est l'inverse du schéma qui appauvrit le continent depuis des décennies : exporter la matière brute et importer le produit fini. Un pot étiqueté en Zambie pour des rayons d'Afrique australe garde sur place la marge, les emplois et le savoir-faire.

Ce qui reste à démontrer

Reste la question qui décide de tout dans ces filières : le prix payé au producteur et la régularité des achats. Un intermédiaire bien capitalisé peut tirer les revenus des familles vers le haut en garantissant un débouché, ou se contenter de capter la marge de transformation. Le niveau des commandes passées dans les prochains mois aux 6 000 apiculteurs du réseau sera le vrai juge de paix.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.