Zimbabwe : faute d'électricité, l'usine de lithium de Zheli tourne à un tiers de ses 900 tonnes par jour

Story Africa·9 octobre 2026·2 min de lecture
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Zimbabwe : faute d'électricité, l'usine de lithium de Zheli tourne à un tiers de ses 900 tonnes par jour
Photo : TomTooM03 · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

À Zvishavane, dans le sud du Zimbabwe, l'usine de traitement de lithium de Zheli Mining fonctionne à un tiers de ses capacités à cause des coupures d'électricité, a rapporté le site spécialisé Mining Zimbabwe le 8 octobre 2026. Installée depuis 2024 et en production depuis août 2025, l'unité peut absorber environ 900 tonnes de minerai par jour sur ses deux lignes ; quand le courant manque, elle retombe à 300 tonnes, voire moins.

Son directeur général, Kudakwashe Zimondi, dit payer « 200 000 dollars d'électricité par mois » alors que l'alimentation fait défaut, et reconnaît que ses équipes sont souvent contraintes de travailler la nuit pour profiter des rares heures de courant. L'entreprise a investi environ 15 millions de dollars et traite du spodumène à basse teneur dans le cadre d'un accord exclusif avec la mine de Sandawana, propriété de l'État via Mutapa Energy Minerals.

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Un demi-milliard de dollars perdus par le secteur minier

Le cas de Zheli n'est pas isolé. Selon une enquête de la Chambre des mines citée par Mining Zimbabwe, 99 % des entreprises interrogées subissent des délestages non programmés d'environ huit heures par jour. Trois quarts d'entre elles estiment perdre jusqu'à 10 % de leur production potentielle, un quart davantage. Au total, ces interruptions représenteraient près de 500 millions de dollars de recettes envolées.

L'interdiction d'exporter le brut tient toujours

Le calendrier rend ces pannes d'autant plus coûteuses. Harare a décidé d'interdire l'exportation de concentrés de lithium à partir du 1er janvier 2027, afin que la transformation se fasse sur le sol zimbabwéen. En juillet 2026, le ministre des Mines Polite Kambamura avait écarté toute dérogation : « nous nous en tenons au 1er janvier », avait-il déclaré, rappelant que les industriels avaient été prévenus dès juin 2025.

Les producteurs, eux, réclament du temps. Réunis au sein de la Zimbabwe Lithium Producers' Association, ils ont demandé en juin 2026, par la voix de leur président Innocent Rukweza, un report à la mi-2027, le temps d'achever leurs usines de sulfate de lithium, selon Reuters. À ce jour, seule l'unité de Huayou Cobalt à Arcadia est opérationnelle ; celles de Sinomine et de Yahua restent en chantier. Zheli travaille, elle aussi, à un projet de sulfate avec des partenaires chinois.

Transformer sur place, le vrai pari

L'enjeu dépasse une usine. Le Zimbabwe a exporté 1,128 million de tonnes de concentré de spodumène en 2025, soit 11 % de plus qu'en 2024, mais pour des recettes quasi stables, autour de 513,8 millions de dollars, la baisse des cours mondiaux ayant mangé le surcroît de volumes. Le cabinet Fastmarkets évalue la production zimbabwéenne 2026 à 124 000 tonnes d'équivalent carbonate de lithium, près de 7 % de l'offre mondiale.

Capter la valeur plutôt que d'expédier la roche : la stratégie est claire, et elle est l'une des batailles économiques majeures du continent. Encore faut-il que les usines censées la porter aient du courant.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.