Zimbabwe : le ZiG ne convainc toujours pas, la banque centrale renonce à son échéance de 2030

La Banque de réserve du Zimbabwe (RBZ) a renoncé à son objectif d'imposer une monnaie nationale unique à l'horizon 2030 et mise désormais sur une transition progressive, dictée par le marché, rapporte Al Jazeera le 16 octobre 2026. L'aveu est lourd : lancé en avril 2024, le Zimbabwe Gold (ZiG) n'a pas réussi à déloger le dollar américain de la vie quotidienne.
La RBZ présente le ZiG comme adossé à des réserves de devises et de métaux précieux, dont l'or. Sur le papier, les indicateurs tiennent : l'inflation annuelle en ZiG s'établissait à 3,7 % au dernier relevé mensuel, selon la banque centrale. Dans les boutiques, la réalité est autre.
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La demande de ZiG est « très atone », résume l'économiste zimbabwéen Cornelius Dube, cité par Al Jazeera, qui juge la dédollarisation possible mais lente. Sesedzai Chigumira, commerçante dans l'habillement, dit n'avoir conclu qu'une poignée de ventes en monnaie locale. Charles Mbwandarikwa, instituteur, reçoit environ un tiers de son salaire en ZiG et l'échange sans attendre contre des dollars.
Une mémoire monétaire à vif
Ce réflexe n'est pas de la défiance gratuite, c'est de l'expérience. Charles Mbwandarikwa a perdu ses économies de retraite lors de la crise monétaire de 2009, quand l'hyperinflation a pulvérisé le dollar zimbabwéen. Lorsque la monnaie locale est revenue en 2018, son salaire est tombé de l'équivalent de 540 dollars à 40 dollars avant la fin de l'année, raconte-t-il à Al Jazeera. Deux générations de Zimbabwéens ont appris que l'épargne en monnaie nationale pouvait s'évaporer.
Ce que la souveraineté monétaire coûte
L'enjeu dépasse Harare. Une économie qui facture, épargne et emprunte dans la monnaie d'un autre pays abandonne une part de sa politique monétaire : elle ne maîtrise ni ses taux réels, ni la liquidité qui circule chez elle, et dépend des entrées de devises. C'est pourquoi la dédollarisation est un objectif ancien du gouvernement zimbabwéen.
Mais une monnaie ne se décrète pas, elle se crédite. Le choix de la RBZ de laisser le marché avancer à son rythme, plutôt que de fixer une date butoir, est un constat de réalisme : la confiance se reconstruit par la stabilité des prix et la tenue des comptes publics, pas par un calendrier. Pour les Zimbabwéens, la question concrète reste la même au moment de la paie : en quelle monnaie tiendra la valeur de leur travail le mois suivant.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


