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Zimbabwe : seules 20 stations d'épuration sur 63 fonctionnent, alerte le Parlement

Story Africa·26 septembre 2026·2 min de lecture
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Au Zimbabwe, seules 20 des 63 stations de traitement des eaux usées du pays fonctionnent encore, selon un rapport de la commission parlementaire de l'Environnement, du Climat et de la Faune rendu public en septembre 2026 et rapporté par NewZimbabwe et allAfrica le 25 septembre. Les députés demandent au président de déclarer l'état d'urgence d'ici au 31 décembre 2026.

Des eaux usées dans la réserve d'eau de la capitale

Le rapport porte sur les points noirs de pollution à Harare et Chitungwiza. Selon NewZimbabwe, le site d'Amalinda Crossing rejette environ 80 mégalitres d'eaux usées brutes chaque jour dans la rivière Mukuvisi, qui se jette dans le lac Chivero, principale source d'eau potable de Harare. À l'échelle nationale, les stations encore en activité déverseraient quelque 570 mégalitres d'effluents non traités par jour.

La station de Firle, la plus importante de la capitale, ne traite que 54 mégalitres par jour sur une capacité prévue de 144, tandis que celle de Crowborough est totalement à l'arrêt. La station de pompage de Budiriro, hors service depuis 2014, provoque des débordements dans la rivière Marimba. Les réparations à Amalinda Crossing ne sont pas attendues avant juin 2027.

Un lac en souffrance

Les mesures citées par la commission sont alarmantes : le taux d'oxygène dissous dans les cours d'eau atteint 51,2 %, en dessous du seuil sain de 60 %, et la demande biologique en oxygène est environ quatre fois supérieure à la limite admise. L'excès de phosphates est mis en cause dans la mort de poissons et la prolifération de la jacinthe d'eau sur le lac Chivero.

Le spectre du choléra

Les parlementaires établissent un lien direct entre l'effondrement de ces infrastructures et le risque d'épidémies d'origine hydrique. Ils rappellent l'épidémie de choléra de 2008-2009, qui avait fait environ 4 200 morts et 98 000 malades. Invoquant les droits environnementaux garantis par la Constitution, la commission estime que la situation justifie des mesures exceptionnelles.

Le rapport ne fait pas état de réponse détaillée de la municipalité. Pour les habitants de Harare, l'accès à une eau saine reste un combat quotidien, et un test pour la capacité des autorités à rendre des comptes.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.