Cobalt : malgré les quotas de Kinshasa, les prix ont chuté de 31 % au troisième trimestre 2026

Le prix de l'hydroxyde de cobalt, la forme sous laquelle la République démocratique du Congo exporte l'essentiel de son métal, a reculé de 31 % au troisième trimestre 2026, selon un bilan publié le 1er octobre par l'Agence Ecofin. La tonne est tombée à 39 140 dollars le 29 septembre, contre 56 300 dollars le 1er juillet, soit une chute de plus de 30 % sur le seul mois de septembre.
Le repli est d'autant plus notable que Kinshasa avait précisément mis en place un dispositif destiné à soutenir les cours. Après l'embargo sur les exportations décrété en février 2025, les autorités congolaises ont instauré un système de quotas, entré en vigueur à la mi-octobre 2025.
Un plafond de 96 600 tonnes
Pour 2026, le volume autorisé a été fixé à 96 600 tonnes équivalent cobalt métal : 87 000 tonnes de quota de base et 9 600 tonnes de réserve stratégique, répartis par l'Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS), selon l'analyse publiée par Mysteel.
À titre de comparaison, la RDC avait produit 100 015 tonnes en 2025. Les expéditions du premier semestre 2026 ont atteint 41 139 tonnes, après 17 053 tonnes au premier trimestre et 24 086 tonnes au deuxième, d'après l'Agence Ecofin. C'est cette accélération des livraisons, face à une demande des fabricants de batteries restée molle, qui a pesé sur les cours.
Qui tient réellement le robinet
Le paradoxe congolais est là. Le pays fournit la plus grande part du cobalt mondial, mais six groupes seulement — parmi lesquels le chinois CMOC, le suisse Glencore et ERG — détenaient environ 79 % des quotas attribués, relève Mysteel. Autrement dit, l'outil de souveraineté conçu à Kinshasa est mis en œuvre par une poignée de multinationales, et Mysteel prévenait dès octobre 2025 que le pouvoir de fixation du prix risquait de glisser vers les détenteurs de quotas plutôt que vers les producteurs congolais.
La leçon dépasse le cobalt. Réduire les volumes ne suffit pas à reprendre la main quand le raffinage et la commercialisation se font ailleurs : la RDC exporte un intermédiaire chimique, pas des cathodes ni des batteries. La transformation locale, régulièrement annoncée par Kinshasa, reste le seul levier qui déplace durablement la valeur.
La suite se joue sur deux fronts : les quotas 2027, que l'ARECOMS doit calibrer, et le déficit de cobalt que des analystes du marché anticipent à moyen terme, selon l'Agence Ecofin. Un tel déficit soutient en général les cours — à condition que les volumes congolais ne viennent pas, à nouveau, l'absorber.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.