Niger : Niamey accuse le Tchad et la France d'une frappe de drone qui a tué deux civils à Agadez

Le gouvernement du Niger accuse le Tchad, avec le soutien logistique de la France, d'avoir mené une frappe de drone qui a tué deux civils le 24 octobre 2026 à Émiloulou, dans la région d'Agadez, dans le nord du pays. L'accusation a été rendue publique dans une déclaration lue à la télévision nationale le 26 octobre, rapporte le Journal du Niger.
La frappe serait survenue vers une heure du matin. Outre les deux morts, plusieurs habitants ont été blessés et d'importants dégâts matériels ont été constatés, selon le même média. Niamey qualifie l'opération d'« acte d'agression militaire » et tient N'Djamena pour responsable d'une violation de sa souveraineté. Le commandement militaire nigérien affirme avoir recueilli des éléments sur l'origine de l'appareil et sur un appui français, mais le gouvernement n'a rendu public aucun de ces éléments à ce stade.
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Le 27 octobre 2026, le porte-parole du gouvernement tchadien, Gassim Chérif Mahamat, a lu à la télévision nationale un communiqué rejetant toute implication. Aucune opération de ce type n'a été « ordonnée, menée ou soutenue » depuis le territoire tchadien, affirme le texte, rapporté par La Nouvelle Tribune. N'Djamena réclame des preuves matérielles et techniques, se dit favorable à une enquête internationale et rappelle avoir alerté Niamey à plusieurs reprises sur la présence de groupes rebelles tchadiens armés en territoire nigérien. Les deux capitales se disent ouvertes au dialogue. Aucune réaction de Paris n'a été rapportée par les sources consultées, et l'origine du drone n'est pas établie à ce jour.
L'Union africaine et l'ONU saisies
Le ministère nigérien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur du Tchad à Niamey pour une protestation officielle. Le Niger annonce par ailleurs la saisine en urgence du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, selon le Journal du Niger. Il exige l'arrêt des incursions sur son territoire, la réparation intégrale des dommages et l'ouverture d'une enquête internationale indépendante placée sous l'égide de l'ONU.
Le différend oppose deux pays du Sahel qui partagent une longue frontière désertique, où circulent groupes armés et trafics. Rien n'est démontré pour l'instant : d'un côté des accusations officielles sans preuves publiées, de l'autre un démenti formel et une demande d'expertise.
Le point à suivre est celui-là. Les deux États disent accepter une enquête internationale, et c'est le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, institution du continent, qui se trouve en première ligne pour arbitrer un contentieux entre deux de ses membres. Sa capacité à établir les faits dira beaucoup de l'autorité réelle des mécanismes africains de règlement des conflits.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


