AFRIFF : 135 films à Lagos du 1er au 7 novembre 2026, et 85 % portés par des femmes

Story Africa·27 octobre 2026·3 min de lecture
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AFRIFF : 135 films à Lagos du 1er au 7 novembre 2026, et 85 % portés par des femmes
Photo : Nefirious (talk) · CC BY 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

L'Africa International Film Festival (AFRIFF) fête ses quinze ans à Lagos du 1er au 7 novembre 2026, avec 135 films annoncés, dont 23 longs métrages, et une statistique que les organisateurs mettent en avant : 85 % des œuvres sélectionnées sont réalisées par des femmes, produites par des femmes ou consacrées à des femmes, selon The Guardian Nigeria, qui rendait compte le 17 octobre 2026 de la conférence de presse du festival au showroom Mikano de Victoria Island.

Le film d'ouverture est « Lady », premier long métrage de la Nigériane Olive Nwosu. Il suit une jeune conductrice de taxi de Lagos qui transporte, la nuit, des travailleuses du sexe, dont une amie d'enfance perdue de vue depuis des années. La clôture est confiée à « It's the Blackness », premier film du comédien Hakeem Kae-Kazim passé derrière la caméra, produit par Dapo Oshiyemi, rapporte le quotidien nigérian ThisDay.

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« Frames of the Future »

Le thème de cette 15e édition, « Frames of the Future », est décliné différemment selon les sources : « Capturing What's Next, Today » pour The Guardian Nigeria, « Africa's Creative Intelligence » pour ThisDay. Le programme tourne autour de la technologie, de la collaboration et de l'intelligence artificielle, avec des masterclasses, des rencontres professionnelles et deux ateliers, l'un sur la mondialisation et les politiques de propriété intellectuelle, l'autre sur les outils eux-mêmes.

Cette question de la propriété intellectuelle est le nerf de la guerre pour les créateurs africains : sans contrats solides ni protection des droits, un film qui circule dans le monde entier peut ne rien rapporter à ceux qui l'ont fait. Le festival en a fait un atelier à part entière.

Un marché autant qu'un festival

L'Africa Film & Content Market (AFCM), volet professionnel du festival, se tient du 2 au 5 novembre à Twinwaters, à Lekki, et met en relation réalisateurs et producteurs africains avec des acheteurs et distributeurs internationaux. Selon The Guardian Nigeria, le Sultanat d'Oman y envoie une délégation de dix personnes pour engager des productions avec des Nigérians, un contrat de trois ans a été signé avec l'Afrique du Sud, incluant un programme de résidence, et le Brésil apporte deux films en coproduction.

La fondatrice de l'AFRIFF et de l'AFCM, Chioma Ude, estime que le cinéma africain entre dans « un nouveau chapitre passionnant », porté par les récits mais pas seulement, selon ThisDay. Les propos de la ministre des Arts, de la Culture et de l'Économie créative, Hannatu Musawa, ont été lus par Shaibu Husseini, directeur général du Bureau national de censure des films et vidéos (NFVCB). Les consuls généraux du Brésil, de la France et des États-Unis assistaient à la rencontre avec la presse.

Ce qu'il faudra vérifier

Le chiffre de 85 % est annoncé par le festival lui-même et n'a pas été vérifié de façon indépendante ; la liste complète des films et le palmarès des Globe Awards diront si cette place faite aux réalisatrices se traduit aussi dans les sélections en compétition. Surtout, la vraie mesure d'un festival-marché n'est pas le nombre de films projetés mais le nombre de films vendus : combien de ces 135 titres trouveront, après le 7 novembre, une salle, une plateforme ou une chaîne pour les porter jusqu'au public.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.