Durban : un homme étranger battu à mort par une cinquantaine de personnes en marge d'une marche

Un homme de nationalité étrangère a été battu à mort par un groupe d'une cinquantaine de personnes le 22 octobre 2026 dans le centre de Durban, troisième ville d'Afrique du Sud, en marge d'une marche. La victime, âgée d'une trentaine ou d'une quarantaine d'années, se trouvait au bord de la route lorsque deux hommes du cortège l'ont abordée, selon la police, citée par Africanews et le quotidien kényan The Standard.
La police indique que l'homme a ensuite été agressé « par un groupe d'environ 50 personnes » et qu'il a été déclaré mort sur place. Sa nationalité, son identité et le mobile de l'attaque n'étaient pas connus dans les heures qui ont suivi, et aucun suspect n'avait été identifié, précise le média panafricain OkayAfrica. Les policiers n'ont pas été en mesure de dire quel était l'objet de la manifestation.
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Durban, près de quatre millions d'habitants, est l'épicentre d'une contestation visant les étrangers depuis plusieurs mois. Deux semaines avant ce décès, des marches anti-migrants avaient dégénéré en deux jours d'émeutes et de pillages : quatorze véhicules incendiés, des commerces pillés ou brûlés, et des militaires déployés dans le centre-ville, rapporte Africanews. La veille du drame, des chauffeurs de VTC ont défilé dans le même secteur, dans le sillage du mouvement March and March, qui mobilise contre l'immigration irrégulière.
Ce mois d'octobre, des voitures ont aussi été incendiées et des magasins pillés à Soweto après une décision de justice facilitant les demandes d'asile des ressortissants étrangers. En juin 2026, des milliers de migrants, principalement malawiens, s'étaient rassemblés dans un parc de Durban pour demander leur rapatriement, après qu'un groupe avait sommé les sans-papiers de quitter le pays avant le 30 juin, selon OkayAfrica.
Des États africains qui comptent leurs morts
Le Nigeria, le Mozambique et le Malawi affirment avoir perdu des ressortissants dans des agressions liées à ces manifestations. Les autorités sud-africaines contestent une partie de ces affirmations et attribuent certains décès à la criminalité de droit commun. Des dizaines de milliers de migrants ont quitté le pays ces derniers mois : beaucoup invoquent les violences, le gouvernement répond que nombre d'entre eux ont été expulsés faute de papiers.
Les chiffres officiels recensent environ 2,4 millions d'étrangers pour 62 millions d'habitants, une proportion bien inférieure à ce que laissent entendre les discours des manifestants, qui jugent les sans-papiers sous-comptés. Le président Cyril Ramaphosa a condamné les violences tout en reconnaissant des années de défaillances dans le contrôle des frontières.
Reste l'essentiel : un homme a été tué en pleine rue sans que son nom soit encore connu. L'enquête devra établir les responsabilités individuelles, et les familles de migrants africains en Afrique du Sud attendent de Pretoria une protection qui ne dépende pas de la nationalité inscrite sur un passeport.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


