RDC : devant les députés, Tshisekedi présente Joseph Kabila comme le « mandataire » de Kigali

Story Africa·28 octobre 2026·2 min de lecture
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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a accusé le 27 octobre 2026 son prédécesseur Joseph Kabila d'agir pour le compte du Rwanda. Il s'exprimait devant les députés de sa coalition, dans un discours diffusé par la présidence congolaise sur le réseau X et rapporté par l'AFP via Africanews.

Selon Félix Tshisekedi, le président rwandais Paul Kagame a demandé à son « mandataire » de sortir de l'ombre pour prendre la direction de l'offensive. Le chef de l'État congolais y voit le signe d'un camp adverse « acculé », contraint, faute d'autres solutions, de pousser l'ancien président en première ligne.

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Un ancien chef de l'État à la tête d'un front armé

En octobre 2026, Joseph Kabila, 55 ans, président de 2001 à 2019, a rejoint le M23, mouvement soutenu par Kigali, et doit diriger le nouveau Front pour la refondation de la nation (FRN), dont les postes d'adjoints reviendraient à des dirigeants du M23. Le FRN dit vouloir « mettre en commun ses forces, ses ressources et ses moyens » pour mettre fin à ce qu'il appelle la tyrannie. La Belgique a condamné le lancement de ce groupe le 22 octobre 2026.

Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace en septembre 2025 pour complicité avec le M23, des accusations qu'il nie. Les autorités congolaises le soupçonnent d'avoir dirigé l'Alliance du fleuve Congo (AFC), aile politique du M23 aujourd'hui dissoute. Réapparu en mai 2025 à Goma, ville tenue par le M23, il s'y rend régulièrement. Le 16 octobre 2026, Kinshasa a interdit les activités de treize partis politiques liés à lui, et accusait trois jours plus tard l'ancien président de préparer une « attaque générale » contre le pays.

Une guerre qui dure, un calendrier politique qui se resserre

Début 2025, une offensive éclair du M23 appuyée par l'armée rwandaise avait permis la prise de Goma puis de Bukavu. Le front s'est depuis stabilisé, mais les combats persistent, notamment au Sud-Kivu, selon l'AFP. Un rapport des Nations unies publié le 2 juillet 2026 a resserré les liens établis entre Joseph Kabila et l'AFC-M23.

Ce bras de fer se joue aussi à l'intérieur. Des rassemblements de l'opposition en juin et en septembre 2026 ont dénoncé un projet de révision constitutionnelle qui pourrait permettre à Félix Tshisekedi, 63 ans, de briguer un troisième mandat ; son second et dernier mandat prévu par la Constitution s'achève en 2028. Désigner un adversaire présenté comme téléguidé de l'étranger et défendre la souveraineté congolaise face à Kigali n'éteint pas les questions que les Congolais posent à leur propre pouvoir sur le respect des règles du jeu.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.