RDC : l'épidémie d'Ebola dépasse 10 000 cas et 4 887 morts, la plus meurtrière de son histoire

La République démocratique du Congo a franchi le seuil des 10 000 cas d'Ebola : 10 060 cas confirmés et 4 887 décès depuis la déclaration de l'épidémie, le 15 mai 2026, selon les données du ministère de la Santé publique publiées le 27 octobre 2026 et rapportées par Al Jazeera. Près d'un malade confirmé sur deux est mort.
C'est l'épidémie d'Ebola la plus rapide et la plus meurtrière de l'histoire du pays, et la deuxième au monde derrière celle d'Afrique de l'Ouest de 2014-2016, qui avait fait plus de 11 000 morts pour 28 600 contaminations. Cinq mois et demi ont suffi pour passer de trois provinces à 66 zones de santé dans huit provinces.
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Le signal le plus inquiétant n'est pas le total, c'est la part de l'épidémie que personne ne voit venir : environ 80 % des nouveaux cas apparaissent hors des chaînes de transmission suivies par les autorités sanitaires, selon Al Jazeera. L'Africa CDC estime qu'une épidémie n'est maîtrisée que lorsque 95 % au moins des cas proviennent de contacts déjà connus. Autre marque du décrochage : au moins la moitié des personnes décédées n'ont jamais été admises dans une structure de soins.
Soigner coûte aussi cher en vies. Le 25 octobre 2026, un infirmier a été tué et un collègue grièvement blessé à Bafwasende, dans la Tshopo, alors qu'ils répondaient à une alerte, selon l'OMS ; son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a écrit que chacun doit pouvoir travailler « dans la dignité et la sécurité ». À Nia Nia, en Ituri, des primes impayées depuis fin août ont provoqué un arrêt de travail des intervenants.
La peur circule plus vite que l'information
À Beni, Zawadi Kavira Musubao, 27 ans, a perdu quatre proches, dont son fils, raconte l'agence AP citée par Africanews. Quand sa sœur est morte en août, une clinique de médecine traditionnelle a affirmé à la famille qu'elle avait été empoisonnée. Son frère Alphonse bin Kitobi Achou Taibo, chef traditionnel de Bapakombe-Bakondo, a fini par convaincre une douzaine de parents d'aller au centre de traitement en leur expliquant qu'on peut en sortir vivant. « Au début, nous avons refusé », se souvient-elle. Après la décontamination de sa maison, son propriétaire l'a expulsée.
Un vaccin en test, des voisins sur leurs gardes
La souche Bundibugyo n'a ni vaccin ni traitement homologué : l'OMS a lancé le 23 octobre 2026 en Ituri le premier essai clinique d'un vaccin contre elle. L'Ouganda, qui a eu 20 cas et deux décès cet été, impose depuis le 25 octobre une quarantaine de 21 jours, aux frais du voyageur, à ses ressortissants revenant de RDC. Le Kenya compte neuf cas et deux décès, le Nigeria est le quatrième pays africain touché.
L'épidémie tue aussi en dehors d'elle-même : dans certaines provinces, les décès maternels ont doublé peu après sa déclaration, le système de santé étant absorbé par la riposte.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


