Soudan : des hôpitaux d'El-Fasher délibérément visés par les RSF

Story Africa·28 octobre 2026·2 min de lecture
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Une enquête de la BBC a mis en lumière la destruction systématique du système de santé à El-Fasher, au Darfour, par les Forces de soutien rapide (RSF) lors de la prise de contrôle de la ville il y a un an. Selon les données recueillies par le média, au moins 43 attaques distinctes ont visé des établissements médicaux entre mai 2024 et octobre 2025. Ces actes ont entraîné un lourd tribut humain, avec 55 décès, 120 blessés et 10 disparitions ou enlèvements de membres du personnel médical.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a qualifié ces conclusions de « profondément inquiétantes ». Il a souligné que ces attaques contre des infrastructures civiles constituent de graves violations du droit international humanitaire, pouvant être qualifiées de crimes de guerre. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a également qualifié les événements d'El-Fasher comme l'un des exemples les plus graves de l'impact du conflit soudanais sur les soins de santé.

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Des témoins, dont le chirurgien Muhamed Suliman, ont décrit une stratégie délibérée visant à mettre hors service les hôpitaux pour forcer les populations civiles à quitter la zone. Le 8 juin 2024, lors d'un raid sur l'hôpital du Sud, le personnel a été pris pour cible. Le directeur de l'établissement, le Dr Izzeldin Ahmed Dawaud Asow, a rapporté avoir été agressé par des combattants utilisant des insultes à caractère ethnique avant de réussir à s'échapper en simulant sa mort.

De son côté, le Dr Alaa Eldin Nugud, ministre de la Santé du gouvernement civil affilié aux RSF, a nié ces accusations, les qualifiant de propagande orchestrée par l'armée nationale. Il a affirmé que l'hôpital du Sud était utilisé comme base militaire, une situation qui, selon le droit international, peut faire perdre aux structures de santé leur protection. L'armée soudanaise, de son côté, a également été accusée par l'OMS de mener des frappes contre des hôpitaux dans d'autres régions, ce qu'elle conteste.

Notre regard

La destruction ciblée des infrastructures de santé au Soudan dépasse le cadre d'un simple conflit armé ; elle constitue une négation du droit à la vie et à la dignité des populations civiles. En s'attaquant aux hôpitaux, les belligérants cherchent à briser la résilience des communautés. La justice internationale doit se saisir de ces faits pour que les responsables répondent de leurs actes, car la souveraineté d'un pays ne peut se construire sur les ruines de son humanité et de son système de soin.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.