Tunisie : le festival Biouyounihena consacre cinq jours au cinéma des femmes, du 3 au 7 octobre

La septième édition du festival international Biouyounihena se déroulera du 3 au 7 octobre 2026 dans trois villes tunisiennes, Nabeul, Hammamet et Bouargoub, avec dix-neuf courts métrages en compétition officielle, rapporte le quotidien tunisien La Presse. La manifestation est organisée par la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC), avec l'appui du Centre national du cinéma et de l'image (CNCI).
Un regard de femmes sur le monde
Le festival est entièrement construit autour du regard féminin au cinéma. La programmation annonce des films portant un point de vue de femmes sur le monde et abordant la mémoire, la société et les réalités contemporaines, selon La Presse. Des volets spéciaux sont consacrés à la mémoire, aux femmes et à la guerre.
L'édition 2026 place l'espoir au centre, avec un mot d'ordre emprunté à la chanteuse libanaise Fairouz : « Oui... il y a de l'espoir ». Un choix qui en dit long sur le contexte régional dans lequel s'inscrit cette rencontre.
Masterclasses, ateliers et débats sur l'IA
Au-delà des projections, le programme comprend des masterclasses, dont une consacrée à la réalisatrice libanaise Heiny Srour, pionnière du documentaire engagé arabe, ainsi que des ateliers de formation — « Minute Lumière » et un atelier de pitch destiné aux porteurs de projets. Des dialogues créatifs aborderont l'intelligence artificielle, le genre et l'avenir du cinéma, un débat qui traverse aujourd'hui toutes les industries audiovisuelles du continent. Le cinéaste égyptien Yousry Nasrallah figure parmi les invités.
Les projections se tiendront au cinéma de Hammamet pour l'ouverture et la compétition officielle, à Dar Jeelen à Nabeul et au centre culturel de Bouargoub.
Le maillage des ciné-clubs, une école africaine
L'organisateur mérite d'être souligné : la Fédération tunisienne des ciné-clubs est l'une des plus anciennes structures du genre sur le continent, née dans le sillage du mouvement qui a formé des générations de cinéphiles et de cinéastes au Maghreb. Ce type de réseau associatif, souvent bénévole, fait tenir une grande part de la diffusion cinématographique en Afrique, là où les salles commerciales se sont raréfiées.
En décentralisant sa programmation sur trois villes du Cap Bon plutôt que de la concentrer à Tunis, le festival applique la même logique : amener les films là où le public vit, et non l'inverse. Le palmarès des dix-neuf courts métrages sera connu à la clôture, le 7 octobre 2026.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.