Zimbabwe : 8,5 milliards de dollars de minerais exportés, et des écoliers qui marchent 25 km

Story Africa·28 octobre 2026·2 min de lecture
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Le Zimbabwe détient les deuxièmes gisements connus de métaux du groupe du platine au monde, derrière l'Afrique du Sud, et son secteur minier a dégagé 8,5 milliards de dollars de recettes d'exportation en 2025, contre 5,9 milliards un an plus tôt, selon John Musekiwa, alors président de la Chambre des mines du Zimbabwe, cité par Al Jazeera le 28 octobre 2026. Dans les villages collés aux puits et aux concentrateurs, les habitants disent ne pas voir cette richesse.

Un platine au plus haut, une école sous les arbres

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Le platine a atteint un record de 2 923 dollars l'once le 26 janvier 2026, selon le World Platinum Investment Council. Les mines représentent environ 75 % des exportations du pays et environ 14,5 % de son produit intérieur brut, d'après l'International Trade Administration américaine. Pourtant, le 7 septembre 2026, des élèves de l'école primaire de Turf, près des installations de Zimplats dans le district de Mhondoro-Ngezi, suivaient leurs cours sous les arbres, les locaux ne suffisant plus à absorber la hausse des effectifs, rapporte Al Jazeera.

Emmah Chikwai, conseillère du Ward 3, explique que des enfants parcourent 15 à 25 kilomètres pour rejoindre le lycée de Musinambi et réclame un établissement annexe plus proche. Le chef de village Ernest Denhere demande, lui, une route reliant Turf, Mamina et Murambwa aux grands axes Harare-Masvingo. « Ce qui se trouve sous notre terre parle de soi-même », résume-t-il.

L'eau, les déplacements, et les réponses des compagnies

Agnes Handidikundiona affirme que l'eau de la rivière n'est plus propre depuis un déversement d'eaux usées, alors qu'elle servait à la lessive et aux potagers ; les crues empêchent parfois les enfants d'aller en classe, et elle réclame une passerelle. Edson Mabure, dont la famille a été déplacée lors de l'extension de la mine, dénonce la pollution de la rivière Ngwazani sans savoir qui en répond, le conseil local ou Zimplats. Sakina Lice, mère de onze enfants et grand-mère de neuf petits-enfants, gagne environ 20 dollars par mois en ramassant du plastique sur une décharge.

Les entreprises mettent en avant leurs investissements sociaux. La mine d'Unki, à Shurugwi, dit consacrer en moyenne 1,5 million de dollars par an au développement communautaire sur cinq ans, avoir installé 63 forages et soutenu 32 écoles, et verser environ 850 000 dollars par an au conseil rural de Tongogara, selon sa responsable des relations publiques Evelyn Mawimba. Mimosa n'a pas répondu aux questions d'Al Jazeera ; Zimplats avait promis une réponse sans la transmettre avant publication.

Le conseiller Nhomboka Kurebwa Javangwe reconnaît que Zimplats a bâti des salles de classe et des logements, mais juge l'offre inférieure à la demande, et regrette que les élus locaux n'aient pas d'accès direct à la compagnie, seul le président du conseil étant reçu. Le débat rejoint celui que mènent plusieurs capitales du continent sur la transformation locale et le retour de la rente minière aux populations. Au Zimbabwe, la question n'est plus de savoir si les métaux rapportent, mais à qui.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.