Algérie : le Parlement autorise l'envoi de soldats au Niger, une première dans l'histoire du pays

Le Conseil de la nation, chambre haute du Parlement algérien, a approuvé à l'unanimité, lors d'une session d'urgence tenue le dimanche 25 octobre 2026, l'envoi d'un détachement de l'Armée nationale populaire (ANP) au Niger. Le même soir, l'Assemblée populaire nationale (APN) a validé le texte à la majorité absolue, lors d'une séance à huis clos présidée par Khalida Boufedeche, selon le site algérien TSA. La Constitution subordonne tout engagement de forces algériennes hors des frontières à l'accord des deux chambres.
La notification du président Abdelmadjid Tebboune est datée du 22 octobre 2026 et a été soumise au titre de l'article 91 de la Constitution, précise TSA. Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a présenté l'exposé des motifs au nom du chef de l'État.
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La mission consiste principalement à sécuriser des installations pétrolières sur le territoire nigérien. Des sources parlementaires citées par le quotidien El-Khabar, rapportées par Algerie360, la décrivent comme défensive et excluant les combats. Devant les parlementaires, deux motifs ont été avancés : la protection des « intérêts énergétiques » du pays et la mise en œuvre d'un accord bilatéral conclu avec Niamey, selon TSA.
Ces intérêts ont grandi vite. Sonatrach a signé en juin trois protocoles d'accord avec la société nigérienne SONIDEP, sur l'exploration, le forage et la distribution, rapporte Algerie360. Deux autres dossiers lient les deux pays : le Gazoduc transsaharien et la raffinerie de Zinder, défendus à Niamey en septembre par le ministre algérien des Hydrocarbures Mohamed Arkab. Ni l'effectif du détachement, ni sa durée, ni les sites à protéger n'ont été communiqués.
Une armée qui n'était jamais sortie
La portée du vote dépasse le dossier pétrolier : il s'agirait de la première sortie de troupes de l'ANP hors du territoire national dans l'histoire du pays, écrit TSA, tandis qu'Al Jazeera parle de la première mission au-delà des frontières depuis la guerre de 1973. L'Algérie, qui a longtemps fait de la non-intervention une doctrine, franchit un seuil.
Le rapprochement entre Alger et Niamey s'est accéléré ces derniers mois, après une période de tensions. Le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Modi, a été reçu la semaine précédente par Tebboune et par le chef d'état-major de l'ANP, le général Saïd Chanegriha ; un protocole de coopération militaire a été signé, dont les détails n'ont pas été publiés, selon Al Jazeera. Fin août, Alger avait envoyé quatre avions à Niamey, dont deux patrouilles de Su-30. Début octobre, Tebboune a confirmé qu'ils devaient aider à contrer une tentative de coup d'État.
Reste une question que les textes publiés ne tranchent pas. Un voisin africain qui protège lui-même les infrastructures énergétiques du Sahel change la donne dans une région où cette tâche a longtemps été confiée à des armées venues d'ailleurs. Encore faudra-t-il dire aux citoyens des deux pays combien d'hommes partent, pour combien de temps et sous quel contrôle.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


