Bénin : 53 Afro-descendants d'Haïti, de France et de Martinique reçoivent la nationalité à Cotonou

Cinquante-trois Afro-descendants ont reçu leur attestation de nationalité béninoise le samedi 24 octobre 2026, au Complexe judiciaire de Cotonou. Venus notamment d'Haïti, de France et de Martinique, ils deviennent Béninois au terme d'une procédure ouverte aux descendants des personnes déportées pendant la traite atlantique.
La cérémonie a été présidée par Florentin Gbodou, directeur de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, et par Jocelyn Flenon, directeur de cabinet du ministère des Affaires étrangères chargé de l'intégration des Afro-descendants, rapporte La Nouvelle Tribune. Marie Rose Sossa, conseillère technique du ministre des Affaires étrangères, y assistait également.
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Le dispositif repose sur une loi adoptée le 31 juillet 2024, selon Bénin Web TV, après la présentation du projet en Conseil des ministres en mai 2024. Le texte admet plusieurs manières d'établir une ascendance béninoise : des documents d'état civil, des témoignages ou des tests ADN. Les demandes se déposent depuis le 4 juillet 2025 sur une plateforme en ligne, My Afro Origins.
Ce n'est pas la première remise d'attestations. La Nouvelle Tribune fait état d'une cérémonie le 21 mars 2026 pour neuf personnes, majoritairement haïtiennes, puis d'une autre le 30 juillet 2026 pour vingt-huit personnes. Bénin Web TV mentionne pour sa part une cérémonie le 29 août 2026 au bénéfice de dix personnes, surtout originaires de Guadeloupe. Aucune des deux sources ne publie de total cumulé ni le nombre de dossiers en attente.
« Retrouver enfin mon identité »
Les nouveaux citoyens disent une chose simple : ce papier répare quelque chose. Béatrice Toni, Afro-descendante française, évoque une « dimension mémorielle profonde » et compte entamer les démarches pour que ses proches obtiennent à leur tour la nationalité. Jean-Luc Vigne, Martiniquais, dit avoir « retrouvé enfin » son identité. Judith Anglade, Haïtienne, parle d'« un immense honneur », selon La Nouvelle Tribune.
En inscrivant cette reconnaissance dans la loi plutôt que dans un geste honorifique ponctuel, le Bénin se dote d'une procédure administrative identifiable, ouverte à tous ceux qui peuvent établir leur ascendance. C'est l'une des traductions juridiques les plus concrètes du débat continental sur la mémoire de la traite et la réparation des injustices historiques.
Reste la question du jour d'après. Obtenir une nationalité ne règle ni l'installation, ni l'emploi, ni l'accueil par les communautés locales, et les deux sources consultées ne disent rien des projets de ces 53 personnes. Mais pour celles qui étaient à Cotonou le 24 octobre 2026, la boucle ouverte il y a plusieurs siècles sur ces mêmes côtes se referme un peu.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


