Burkina Faso : la peine de mort rétablie par 71 voix, huit ans après son abolition

Story Africa·21 octobre 2026·2 min de lecture
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Burkina Faso : la peine de mort rétablie par 71 voix, huit ans après son abolition
Photo : ulfake76 · CC0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

L'Assemblée legislative du peuple (ALP) du Burkina Faso a adopté à l'unanimité, le 20 octobre 2026 à Ouagadougou, un nouveau code pénal qui rétablit la peine de mort, supprimée du droit burkinabè huit ans plus tôt. Selon Burkina 24 et Ouestaf, 71 parlementaires étaient présents et le texte compte 933 articles.

La peine capitale pourra être prononcée pour certains actes liés au terrorisme, y compris contre les complices, pour l'espionnage et la trahison, pour le parricide, et pour l'importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort, rapportent les deux médias.

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L'argument de la dissuasion

Le ministre de la Justice et des Droits humains, Me Edasso Rodrigue Bayala, a défendu la réforme au nom de la modernisation du cadre juridique et de la lutte contre les groupes armés qui frappent le pays. D'après Ouestaf, il a expliqué que ces groupes recrutent en faisant valoir aux candidats qu'ils « ne risquaient pas grand-chose de plus que la prison à vie », et qu'il a donc voulu que tous les actes liés au terrorisme soient punis de mort.

Le texte adopté est une relecture de la loi n°025-2018/AN du 25 mai 2018, qui avait aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré. Le projet de révision avait été validé en Conseil des ministres le 4 décembre 2025, et la commission parlementaire compétente a examiné plus de 700 amendements, selon Burkina 24.

Ce que disent les défenseurs des droits

Amnesty International s'était opposée au projet dès son passage en Conseil des ministres : l'organisation estime que la peine capitale n'a pas d'effet dissuasif supérieur aux autres sanctions et redoute qu'elle serve à des fins répressives, rapporte Ouestaf. La dernière exécution recensée au Burkina Faso remonte à 1988, toujours selon Amnesty. Africanews indique de son côté qu'Amnesty avait demandé aux autorités de renoncer au rétablissement.

Le code ne se limite pas à la peine de mort. Selon Burkina 24, certains détournements de fonds publics pourront être punis de la réclusion à perpétuité assortie d'une amende égale au triple des sommes détournées ; des comportements dangereux au volant deviennent passibles de prison ; de nouvelles infractions encadrent les usages du numérique ; les amendes environnementales augmentent et l'abattage comme l'exportation d'ânes et de chevaux sont réglementés. Le gouvernement indique aussi que le texte réaffirme la pénalisation de l'homosexualité.

Le nouveau code doit encore être promulgué et publié pour entrer en vigueur, rappelle Ouestaf. Le ministre a annoncé une traduction dans les langues nationales du pays pour en faire connaître le contenu.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.