Centrafrique : la sous-préfète de Bambouti et deux agents électoraux libérés après dix mois de captivité

Story Africa·24 octobre 2026·2 min de lecture
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Centrafrique : la sous-préfète de Bambouti et deux agents électoraux libérés après dix mois de captivité
Photo : Jiří Sedláček · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Trois agents de l'État centrafricain enlevés le jour même des élections nationales ont retrouvé la liberté après environ dix mois de captivité. Koumba Ndiaye, sous-préfète de Bambouti, et deux agents de l'Autorité nationale des élections (ANE), Naomie Topien et Dieu-Béni Endjitonguele, avaient été capturés le 28 décembre 2025 dans cette localité du Haut-Mbomou, à l'extrême sud-est du pays. Ils ont été libérés le lundi 19 octobre 2026, au terme d'une opération dirigée et sécurisée par la MINUSCA, la mission des Nations unies en République centrafricaine.

Après un passage par Obo, les trois ex-otages sont arrivés le jeudi 22 octobre à l'aéroport de Bangui Mpoko par un vol spécial de l'ONU, selon la MINUSCA. Ils y ont été accueillis par quatre ministres — Administration du territoire, Sécurité publique, Santé et Défense —, par le premier vice-président de l'Assemblée nationale et par le président de l'ANE, Barthelemy Mathias Morouba. Ils ont ensuite été reçus par le président Faustin-Archange Touadéra, en présence du Premier ministre Félix Moloua.

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« Véritablement horrible »

Koumba Ndiaye a décrit une captivité « véritablement horrible » et remercié le gouvernement, la MINUSCA, les organisations de défense des droits humains et la population, rapporte la mission onusienne. La libération a été obtenue après plusieurs mois de médiation menée conjointement par les autorités locales et la Mission ; la cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, l'a signalée devant le Conseil de sécurité le 20 octobre 2026.

Les otages étaient détenus par des éléments présumés de la milice Azandé Ani Kpi Gbè (AAKG), précise la MINUSCA. Ce groupe armé est apparu dans le Haut-Mbomou en 2023 pour en chasser les rebelles de l'Unité pour la paix en Centrafrique, et il a été formé par l'ancien groupe paramilitaire russe Wagner, selon Africanews.

Ce que dit cet enlèvement

L'affaire rappelle le prix payé par ceux qui font fonctionner l'État et le processus électoral dans les zones les plus éloignées des capitales : une sous-préfète et deux agents chargés d'organiser un scrutin, enlevés précisément parce qu'ils tenaient un bureau de vote à la frontière soudanaise et sud-soudanaise. Dix mois ont été nécessaires pour les ramener, et c'est une médiation locale, appuyée par l'ONU, qui a fini par payer.

Pour la MINUSCA, cette issue peut amorcer un changement : « cette libération ouvre une nouvelle page pour le Haut-Mbomou », a déclaré sa porte-parole Yaye Nabo Sene, citée le 22 octobre 2026 par Radio Ndeke Luka, évoquant la reprise des programmes de stabilisation dans une préfecture longtemps laissée aux groupes armés.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.