Ebola : l'OMS lance à Bunia le premier essai vaccinal contre la souche Bundibugyo, plus de 4 600 morts en RDC

Story Africa·24 octobre 2026·3 min de lecture
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Le 23 octobre 2026, l'Organisation mondiale de la santé a annoncé le lancement du premier essai clinique de vaccin contre l'épidémie d'Ebola qui frappe la République démocratique du Congo. Les premiers volontaires ont été vaccinés avec l'Ervebo à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri et épicentre de l'épidémie, selon Al Jazeera, qui cite une publication du directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Un vaccin existant face à une souche orpheline

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L'Ervebo est homologué contre la souche Zaïre du virus. L'essai doit établir s'il protège aussi contre la souche Bundibugyo, à l'origine de l'épidémie actuelle et pour laquelle il n'existe à ce jour aucun vaccin ni traitement homologué. « Cet essai nous aidera à comprendre » si les candidats conçus contre Bundibugyo fonctionnent, a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus. Le directeur des urgences de l'OMS, le Nigérian Chikwe Ihekweazu, explique que le dispositif a été monté pour produire les preuves rigoureuses nécessaires.

Le protocole, baptisé Tumaini, réunit dans un cadre unique plusieurs vaccins candidats et repose sur la vaccination en ceinture des contacts les plus exposés. Deux candidats conçus spécifiquement contre Bundibugyo doivent le rejoindre prochainement, selon la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) : un vaccin à vecteur adénoviral ChAdOx1 de l'université d'Oxford et un vaccin à ARN messager de Moderna. Les femmes enceintes et les enfants à partir de 12 ans sont inclus dans l'essai.

La plus meurtrière de l'histoire congolaise

Déclarée en mai 2026, il s'agit de la dix-septième épidémie d'Ebola en RDC et de la plus grave jamais enregistrée dans le pays : plus de 9 700 cas et plus de 4 600 morts, selon les chiffres rapportés par Al Jazeera. L'OMS a déclenché une urgence de santé publique de portée internationale, son deuxième niveau d'alerte le plus élevé. En août 2026, l'organisation avait indiqué que 70 000 doses d'Ervebo avaient été approuvées pour la RDC, dont environ 50 000 destinées aux soignants et aux personnels de première ligne et 20 000 à l'essai clinique, selon Africanews.

Quatre pays touchés, un record continental

L'épidémie s'est étendue à quatre pays d'Afrique de l'Est, du Centre et de l'Ouest, soit la plus large extension géographique jamais atteinte par Ebola sur le continent. Le Kenya a enregistré neuf cas depuis le 6 octobre 2026 et a annoncé un deuxième décès le 23 octobre, en affirmant n'avoir « aucune preuve » d'une transmission communautaire. Le Nigeria a confirmé le 21 octobre un cas importé de souche Bundibugyo, celui d'une diplomate ayant voyagé en Ouganda, devenant le quatrième pays concerné.

« Nous faisons face à un paysage épidémique plus complexe », a déclaré le 22 octobre le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, Mohamed Janabi, lors d'un point de presse en ligne rapporté par Africanews.

La comparaison avec l'épidémie d'Afrique de l'Ouest, qui a tué plus de 11 000 personnes entre fin 2013 et 2016, hante les autorités sanitaires du continent. La différence, cette fois, est qu'un essai vaccinal démarre dès les premiers mois de la crise et au cœur du foyer, et non des années plus tard dans des laboratoires du Nord. Reste à savoir si les doses suivront au rythme de la propagation.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.