Égypte : MNT-Halan entre à la Bourse du Caire, la tranche publique sursouscrite 43,6 fois

Story Africa·23 octobre 2026·2 min de lecture
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Égypte : MNT-Halan entre à la Bourse du Caire, la tranche publique sursouscrite 43,6 fois
Photo : Francisco Gonzalez · CC BY 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La fintech égyptienne MNT-Halan a fait son entrée à la Bourse du Caire (EGX) le 20 octobre 2026, sous le code HALN.CA, à l'issue d'une opération massivement sursouscrite. L'actionnaire MNT Investments B.V. a cédé 320 millions d'actions existantes, soit 20 % du capital de l'entreprise, rapporte Disrupt Africa.

Les chiffres de la demande sont inhabituels. La tranche publique, de 48 millions d'actions, a été sursouscrite 43,6 fois, avec plus de 41 500 ordres de souscription. La tranche privée, de 272 millions d'actions, a été sursouscrite 11,2 fois, et 19,4 fois si l'on exclut les investisseurs de référence engagés en amont. Le prix d'introduction et la valorisation retenue n'ont pas été communiqués dans l'opération telle que rapportée.

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Une entreprise bâtie sur les exclus de la banque

MNT-Halan a été fondée en 2018 par Mounir Nakhla, son directeur général, avec un objectif simple : servir numériquement ceux que les banques ignoraient et remplacer le cash par des solutions électroniques. L'entreprise a construit autour de cette idée un écosystème qui couvre le crédit aux très petites et petites entreprises, les paiements, le crédit à la consommation et le commerce en ligne.

Depuis sa création, elle dit avoir décaissé plus de 15,5 milliards de dollars de prêts et servi plus de 8 millions de clients dans le monde. Ses filiales Halan et Tasaheel revendiquent environ 7,9 millions de clients depuis leur lancement, dont près de 1,9 million de clients actifs chaque année, et plus de 178 milliards de livres égyptiennes de financements accordés, soit environ 3,3 milliards de dollars. L'entreprise est devenue une licorne après plusieurs tours de table, le plus récent début octobre 2026.

Mounir Nakhla a estimé que la force de la demande traduisait la « confiance des investisseurs dans l'Égypte » et l'écosystème bâti par le groupe. Il a indiqué vouloir désormais élargir la gamme de produits et approfondir la relation avec les clients.

Pourquoi cette cotation compte pour le continent

L'opération dépasse le cas égyptien. Les fintechs africaines qui réussissent lèvent le plus souvent leurs capitaux à l'étranger et finissent cotées à Londres ou à New York, quand elles le sont. Ici, une entreprise née pour financer des commerçantes de quartier et des micro-entrepreneurs se finance sur une place africaine, auprès d'investisseurs institutionnels mais aussi de plus de 41 500 épargnants qui ont passé un ordre.

C'est une forme concrète de souveraineté financière : la valeur créée en servant des clients africains reste accessible à des actionnaires africains. Reste l'autre moitié de l'équation, celle que les chiffres de souscription ne disent pas : le coût du crédit consenti aux micro-entrepreneurs et la soutenabilité de leur endettement. Une entreprise cotée devra désormais rendre des comptes publics là-dessus, trimestre après trimestre.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.