Gambie : 2,5 millions de dollars tirés de la villa de Jammeh versés au fonds des victimes

Story Africa·21 octobre 2026·2 min de lecture
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Gambie : 2,5 millions de dollars tirés de la villa de Jammeh versés au fonds des victimes
Photo : Blogtrepreneur · CC BY 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La Commission des réparations de Gambie a confirmé le 20 octobre 2026 avoir reçu un peu plus de 2,5 millions de dollars, produit de la vente d'une villa de l'ancien président Yahya Jammeh à Potomac, près de Washington. L'argent a été versé sur le compte du Fonds de réparation à la Banque centrale de Gambie, a précisé la Commission, citée par Al Jazeera. Le président Adama Barrow a indiqué qu'il suivrait les recommandations des auditeurs sur la répartition.

Une villa achetée avec de l'argent public

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La propriété avait été acquise en 2010 par Zineb Jammeh, épouse du chef de l'État, via une fiducie. La justice américaine a engagé en 2020 une procédure civile de confiscation, estimant qu'elle avait été payée avec des pots-de-vin et des fonds publics détournés ; un tribunal a ordonné la confiscation en 2022. En septembre 2026, le département de la Justice a annoncé la restitution des sommes, et un accord a été signé à Banjul entre le ministre gambien des Finances et l'ambassade des États-Unis, selon Africanews.

1 009 victimes, 19 % des sommes dues

La Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), qui a enquêté sur les violations commises entre 1994 et 2017, avait retenu 1 009 victimes pour un coût d'un peu plus de 4 millions de dollars, selon JusticeInfo. Faute d'argent, elle n'a pu verser que 19 % de ce que chaque victime devait recevoir. Les barèmes prévoient environ 8 200 dollars pour une exécution extrajudiciaire ou une disparition forcée, et 2 670 dollars pour la torture. Le budget 2026 n'y consacrait que 20 millions de dalasis, quelque 274 000 dollars.

Au début de l'année 2026, la Commission expliquait encore à JusticeInfo n'avoir reçu aucun de ces fonds. Les autorités américaines avaient alors recouvré 3,5 millions de dollars sur cette vente, selon le même média ; la somme versée à Banjul s'élève à un peu plus de 2,5 millions.

Les poursuites, elles, n'avancent pas

Yahya Jammeh a dirigé la Gambie pendant vingt-deux ans. Battu à la présidentielle de 2016 par Adama Barrow, il a quitté le pouvoir en 2017 sous la pression de ses voisins ouest-africains et vit en exil en Guinée équatoriale. Il est accusé de meurtres d'opposants, de disparitions forcées, de viols et de tortures. Une commission d'enquête a estimé que ses forces avaient tué entre 240 et 250 personnes.

L'État gambien dit avoir encaissé plus de 20 millions de dollars en vendant les biens saisis de l'ancien président, de quoi couvrir plusieurs fois les réparations recommandées par la TRRC ; aucune donnée publique n'indique comment cette somme a été dépensée, relève JusticeInfo. Les familles des victimes du 11 novembre 1994 réclament des procès, pas seulement des indemnités.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.