Guerre en Iran : le carburant a plus que doublé en Ouganda, la sécurité alimentaire africaine menacée

Les prix du carburant ont plus que doublé en Ouganda et le shilling a perdu 10 % face au dollar depuis le milieu de l'année 2026, a déclaré le ministre ougandais du Commerce, de l'Industrie et des Coopératives, Sanjay Tanna, au Forum mondial de l'investissement de la CNUCED, tenu à Doha les 25 et 26 octobre 2026. Le rapporte Al Jazeera, qui a suivi les débats.
La cause tient en un nom : le détroit d'Ormuz, par lequel transitait environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié avant la guerre entre l'Iran d'un côté, les États-Unis et Israël de l'autre. Le blocage de ce couloir maritime, à des milliers de kilomètres des côtes africaines, se paie à la pompe de Kampala et dans les champs du Zimbabwe.
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Luz Maria de la Mora, directrice de la division du commerce international et des produits de base à la CNUCED, a averti que la flambée des prix des engrais pourrait conduire les agriculteurs à en utiliser moins, ce qui affaiblirait les récoltes de l'année suivante et pèserait ensuite sur la disponibilité et le prix des aliments. Elle a estimé que la crise d'Ormuz devait être résolue « au plus tôt » et observé que l'effet de la hausse du pétrole sur les chaînes d'approvisionnement durait plus longtemps que prévu.
La ministre zimbabwéenne des Affaires des femmes, des communautés et du développement des PME, Monica Mutsvangwa, a qualifié la hausse du carburant et des engrais de préoccupation majeure dans un pays où plus de 70 % de la population vit de l'agriculture. Elle a résumé la position de Harare face à la rivalité entre Washington et Pékin : son pays est « ami de tous et ennemi de personne ». Elle a mis en avant des gisements de plus de 60 minerais critiques, dont le lithium et le graphite.
« Le système est-il équitable ? Bien sûr que non »
Interrogé sur l'équité du système commercial mondial, le ministre ougandais a répondu : « Bien sûr que non ». Il a toutefois souligné que l'agriculture vivrière amortit le choc, l'Ouganda produisant sa propre nourriture — un rappel que la souveraineté alimentaire est aussi une assurance contre les guerres des autres.
Le vice-Premier ministre de la République du Congo chargé des infrastructures et de l'aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, a déplacé le débat sur le terrain industriel : l'Afrique et son pays ne peuvent continuer à fournir des matières premières transformées ailleurs puis revendues plus cher. Il a présenté le plan national Vision 2063 comme aligné sur l'agenda de développement de l'Union africaine et insisté sur la connectivité électrique, numérique et physique.
Le raisonnement est le même d'un bout à l'autre du continent : tant que les engrais, le carburant et la transformation des minerais dépendent de décisions prises à Washington, à Téhéran ou à Pékin, le prix du maïs africain sera fixé par des événements sur lesquels aucun électeur africain n'a prise.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


