IA : l'Afrique et l'Amérique latine réunies pèsent 3,3 % des centres de données du monde, alerte l'UIT

Story Africa·26 octobre 2026·2 min de lecture
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IA : l'Afrique et l'Amérique latine réunies pèsent 3,3 % des centres de données du monde, alerte l'UIT
Photo : Daoducquan · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

L'Afrique et l'Amérique latine réunies ne représentent que 3,3 % de la capacité mondiale des centres de données, a déclaré Tomas Lamanauskas, secrétaire général adjoint de l'Union internationale des télécommunications (UIT), dans un entretien publié par Al Jazeera le 25 octobre 2026, en marge du Forum mondial de l'investissement de la Cnuced à Doha. L'UIT est l'agence des Nations unies chargée des technologies de l'information et de la communication.

Pour ce responsable, le retard ne se résume plus à la fracture numérique : il devient un « fossé d'opportunités », parce que l'IA touche la santé, l'éducation, les services publics, l'industrie, l'agriculture et le commerce. Dans le monde, 2,2 milliards de personnes n'ont toujours pas accès à Internet, et combler le retard d'infrastructures numériques exigerait environ 2 800 milliards de dollars d'investissements d'ici 2030, selon les chiffres qu'il avance.

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Nos langues absentes des machines

Un chiffre devrait retenir l'attention des capitales africaines : seulement 7 % des langues africaines sont représentées dans les outils de traduction par IA, toujours selon l'UIT. Une technologie qui ne parle ni le wolof, ni l'amharique, ni le haoussa, ni le kiswahili au même niveau que l'anglais ne sert pas d'abord ceux qui les parlent. Et les écarts d'usage suivent : environ 29 % des actifs des pays développés utilisent l'IA génératrice de contenus, contre 16 % dans les pays en développement.

Des emplois à perdre, d'autres à prendre

L'IA pourrait supprimer 90 millions d'emplois et en créer 170 millions, et près de 40 % des compétences professionnelles pourraient évoluer d'ici 2030, indique l'UIT. Un rapport du Programme des Nations unies pour le développement publié en décembre 2025 avertit que la technologie pourrait ouvrir une nouvelle ère d'inégalités entre nations et effacer des décennies de rattrapage : les pays à l'électricité peu fiable, à la connectivité limitée ou aux compétences techniques rares risquent de passer à côté des gains.

Le rapport international sur la sécurité de l'IA de février 2026, cité par Al Jazeera, estime à environ un milliard le nombre d'utilisateurs de ces outils et juge exposés 60 % des emplois des économies avancées et 40 % de ceux des économies émergentes, tout en reconnaissant que les données manquent. Fazl Barez, chercheur à l'université d'Oxford, distingue l'automatisation de certaines tâches du remplacement d'emplois entiers : les tâches répétitives sont les plus menacées, mais l'ampleur reste incertaine.

Il reste une marge de manœuvre. Cent quatre pays disposent aujourd'hui d'une stratégie nationale sur l'IA, contre quatre il y a dix ans. Lamanauskas juge impossible d'arrêter cette technologie et appelle à investir dans les infrastructures, l'éducation et la régulation, afin que les pays en développement participent à sa conception et pas seulement à sa consommation. Pour le continent, l'enjeu est clair : héberger ses propres données, former ses ingénieurs et faire entrer ses langues dans les modèles.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.