Kenya : l'opposant tanzanien Twaha Mwaipaya enlevé près de Nairobi, Amnesty réclame sa localisation

Story Africa·27 octobre 2026·2 min de lecture
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Twaha Mwaipaya, dissident tanzanien réfugié au Kenya, a été enlevé le dimanche 25 octobre 2026 en début d'après-midi à Kamulu, dans le comté de Machakos, à l'est de Nairobi. L'information est rapportée par Amnesty International, qui demande aux autorités kényanes de le retrouver rapidement et de garantir sa sécurité.

Selon le récit transmis par Chadema, le principal parti d'opposition tanzanien, Mwaipaya circulait en taxi pour rendre visite à des amis lorsque des hommes venus à bord de trois véhicules l'ont intercepté. John Kitoka, responsable des affaires étrangères du parti et lui aussi exilé au Kenya, affirme que les ravisseurs l'ont « encerclé et emmené ». Il dit redouter pour la vie du disparu, estimant que ce type d'enlèvement n'aboutit jamais devant la police.

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Âgé d'une trentaine d'années, Mwaipaya n'est pas un inconnu. Ancien dirigeant de la jeunesse de Chadema, il avait été emprisonné en 2022 pour avoir critiqué le gouvernement, avant de quitter la Tanzanie l'année dernière. Depuis son exil, il continue d'interpeller le pouvoir devant quelque 600 000 abonnés sur Instagram.

Un scénario qui se répète sur le sol kényan

L'affaire s'inscrit dans une série documentée. En octobre 2024, quatre réfugiés turcs avaient été enlevés à Nairobi puis renvoyés de force en Turquie. En novembre 2024, l'opposant ougandais Kizza Besigye avait été arrêté dans la capitale kényane avec l'appui des autorités locales, puis ramené à Kampala. En janvier 2025, la militante tanzanienne Maria Sarungi Tsehai avait été enlevée à Nairobi avant d'être relâchée après la mobilisation d'ONG et de médias. En février 2026, un autre militant tanzanien, Mshabaha Hamza, avait connu le même sort.

Amnesty International parle d'une tendance « croissante et inquiétante » de répression transnationale : des États qui poursuivent leurs opposants au-delà de leurs frontières, avec la passivité ou la complicité du pays d'accueil. Le militant kényan Boniface Mwangi juge, lui, que le Kenya n'est plus un refuge sûr pour les Est-Africains engagés contre l'oppression politique.

En Tanzanie, l'opposition accuse le gouvernement de la présidente Samia Suluhu Hassan de réprimer durement ses adversaires et affirme que plusieurs milliers de manifestants ont été tués lors des élections de l'an dernier — des allégations qui n'ont pas été confirmées de source indépendante. Ni Nairobi ni Dar es Salaam n'avaient réagi publiquement à la disparition de Mwaipaya.

Le droit d'asile et le principe de non-refoulement engagent les États africains qui les ont ratifiés. Tant que Twaha Mwaipaya reste introuvable, c'est la valeur de cette signature qui est en jeu, au Kenya comme ailleurs sur le continent.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.