Le Cap : plus de 20 commerçants immigrés poursuivent la Ville et la police, privés de travail depuis juin

Story Africa·22 octobre 2026·2 min de lecture
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Le Cap : plus de 20 commerçants immigrés poursuivent la Ville et la police, privés de travail depuis juin
Photo : SkyPixels · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Plus de vingt commerçants immigrés de Bellville, dans la banlieue du Cap, ont porté plainte devant la Haute Cour du Cap-Occidental, en Afrique du Sud. La requête a été signifiée dans la semaine du 21 octobre 2026, rapporte le média sud-africain GroundUp. Les plaignants sont représentés par le Legal Resources Centre et soutenus par la Somali Association of South Africa.

Sont visés la Ville du Cap et son directeur, le commandant du poste de police de Bellville, le ministre de la Police et les commissaires national et provincial, ainsi que les dirigeants des groupes March and March et Operation Dudula, contre lesquels une injonction est demandée.

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Un ultimatum autoproclamé

Le 30 juin 2026, March and March et des groupes affiliés avaient fixé une date limite non officielle aux immigrés en situation irrégulière pour quitter le pays. Depuis, selon la requête, des commerçants pourtant autorisés à travailler tous les jours de 5 h à 20 h ne peuvent plus accéder au site commercial de Bellville ni au Middestad Mall. Les 6 et 7 juillet, la Ville a vérifié la validité de leurs permis. Les marchandises de plusieurs d'entre eux ont été détruites ou volées.

Farhiyo Mahamed, Somalienne et résidente permanente en Afrique du Sud, vendait produits d'hygiène et snacks à Bellville depuis janvier 2026. Le 18 août, elle a tenté de reprendre son activité et dit avoir été agressée par un groupe qui lui a signifié qu'elle n'avait pas le droit de vendre « parce que nous sommes étrangers ».

Dans son affidavit, le Legal Resources Centre soutient que « seuls les ressortissants étrangers » ont été visés, et qu'en dépit de patrouilles annoncées comme quotidiennes, les plaignants n'ont toujours pas d'accès sûr à leurs emplacements.

Ce que les commerçants demandent

Ils veulent faire reconnaître que la Ville doit garantir cet accès à tous les commerçants autorisés, faire déclarer inconstitutionnelle l'inaction policière, obtenir un rapport détaillé sur les attaques et les enquêtes, un plan de protection coordonné sous dix jours, et l'interdiction faite aux responsables visés de les menacer ou de les intimider.

Les réponses des autorités

Wayne Dyason, porte-parole des services d'application de la loi de la Ville, assure que celle-ci « ne tolère pas » l'intimidation ni aucun comportement empêchant une activité économique légale. La constable Ndakhe Gwala dit la police engagée pour la sécurité publique et évoque des déploiements supplémentaires ; deux suspects ont été arrêtés pour violences publiques à la gare routière de Bellville. March and March et Operation Dudula n'avaient pas répondu à GroundUp.

Aucune des accusations portées contre ces groupes n'a été tranchée par la justice. L'affaire posera une question simple à la Haute Cour : la Constitution sud-africaine couvre-t-elle aussi les Africains venus d'ailleurs en Afrique ?

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.