Mozambique : Pékin efface 204 millions de yuans de prêts et rééchelonne la dette publique

Le Mozambique va restructurer sa dette publique envers la Chine, après la signature d'un accord-cadre supplémentaire entre les deux gouvernements annoncée le 28 octobre 2026 par l'Agência de Informação de Moçambique (AIM). Le texte a été paraphé à Maputo par la ministre des Finances, Carla Louveira, et l'ambassadeur de Chine au Mozambique, Zheng Xuan.
Pékin accorde dans le même mouvement une remise partielle : des prêts sans intérêt de 204 millions de yuans, soit 1,9 milliard de meticais, qui devaient arriver à échéance en décembre 2024, sont effacés. Le reste de la dette fait l'objet d'un nouvel échéancier, dont la mise en œuvre passera par la formalisation des instruments avec la Banque chinoise d'import-export (Exim Bank).
Le plus lu du momentOuidah : Nadia Adanlé fait revivre l'indigo béninois avec seize motifs venus du fond de l'Atlantique →Ce que l'accord change pour le budget
L'opération s'inscrit dans la Stratégie de gestion de la dette publique à moyen terme 2025-2029 du pays. Elle vise, selon la ministre Louveira, à ajuster les remboursements à la capacité financière réelle de l'État et à renforcer la viabilité des finances publiques. Elle y voit un allègement des pressions immédiates sur le budget, qui doit permettre de mieux planifier les ressources et de financer les priorités économiques et sociales, au premier rang desquelles les infrastructures et les services essentiels. La ministre insiste sur l'équilibre à tenir entre le respect des engagements financiers et les besoins du développement national.
L'accord prolonge les rencontres d'avril 2026 en Chine entre le président mozambicain Daniel Chapo et son homologue Xi Jinping. L'ambassadeur Zheng Xuan a salué les liens historiques entre les deux pays et redit la disponibilité de Pékin à poursuivre la coopération financière.
Les questions qui restent ouvertes
La dépêche de l'AIM ne précise ni le montant total de la dette mozambicaine envers la Chine, ni la durée du nouvel échéancier, ni les taux appliqués. Or c'est précisément là que se joue la portée réelle de l'accord : 204 millions de yuans effacés, c'est une somme utile mais limitée à l'échelle d'un budget national. Tant que le stock concerné et le calendrier restent hors du débat public, il est impossible de dire si Maputo gagne plusieurs années de répit ou un simple report d'échéance.
La transparence sur ces termes n'est pas un détail technique : c'est la condition pour que des citoyens, des députés et des chercheurs mozambicains puissent juger de ce qui a été signé en leur nom.
Au-delà du cas mozambicain, ces renégociations bilatérales se multiplient sur le continent, au moment où le service de la dette pèse sur les budgets de santé et d'éducation de nombreux États africains. Chaque accord arraché compte. Mais un rééchelonnement n'est pas une souveraineté retrouvée : il déplace l'échéance sans changer le rapport de force qui l'a produite.
À lire aussi
ActualitéTigré : le chef du TPLF affirme que la guerre continue, trois semaines après la reprise de Mekele
ActualitéKenya Pipeline : Aliko Dangote confirme l'achat de 24,76 % pour 42,5 milliards de shillings
BusinessUEMOA : la BCEAO fait payer les gros transferts sur PI-SPI dès le 2 novembre 2026, Wave rejoint le réseau
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


