Nairobi : un immeuble de douze étages s'effondre à Eastleigh, 87 % des bâtiments audités hors normes

Story Africa·24 octobre 2026·2 min de lecture
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Un immeuble de douze étages en construction s'est effondré le 23 octobre 2026 vers 13 heures à Eastleigh, quartier commerçant très dense de Nairobi, à l'angle de la 1re Avenue et de la 9e Rue. Soixante-sept ouvriers se trouvaient sur le chantier : soixante-six sont sortis indemnes et un a été blessé, a déclaré le ministre de l'Intérieur Kipchumba Murkomen, cité par Al Jazeera.

Onze personnes manquaient à l'appel

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Le danger venait d'en bas. Le sous-sol et le rez-de-chaussée abritaient un magasin d'électronique, une boucherie et une épicerie, où une onzaine de personnes restaient introuvables, selon le ministre. Le gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, a indiqué qu'« une ou deux » personnes avaient pu mourir, dans l'attente de la suite des recherches. Deux blessés ont été dégagés et conduits à l'hôpital national Kenyatta, selon la Croix-Rouge kényane citée par The Eastleigh Voice.

Les secouristes ont travaillé avec des perches et des pelleteuses pour déplacer des blocs de béton ferraillés, les engins lourds arrivant au compte-gouttes. Le chef de la police Issa Mohamud a averti d'un risque de second effondrement, le bâtiment s'appuyant sur son voisin. Des gaz lacrymogènes ont été employés pour disperser la foule après des signalements de pillages.

Un bâtiment autorisé, des boutiques illégales

L'immeuble avait bien reçu l'autorisation de construire, mais pas le certificat d'occupation : ouvrir des commerces au rez-de-chaussée était donc illégal, a expliqué Johnson Sakaja, estimant que cela a « potentiellement coûté des vies ». L'Autorité nationale de la construction indique que le chantier était enregistré depuis le 30 juillet 2025, sans qu'on sache s'il avait été inspecté. La police a lancé une traque contre le propriétaire.

Cinq mille shillings d'amende

Au-delà du drame, c'est l'impunité qui est en cause. « Les sanctions peuvent descendre à 5 000 shillings, ce qui n'est pas dissuasif », a déclaré le gouverneur, cité par Capital FM. Il a écrit au parquet pour réclamer que les comtés retrouvent le pouvoir de poursuivre les promoteurs véreux, et demandé aux ordres d'architectes, d'ingénieurs et d'économistes de la construction de sanctionner ceux qui se retirent des chantiers après avoir obtenu les visas, laissant la main à des ouvriers non qualifiés.

Le chiffre qui résume le risque est celui de l'Inspection nationale des bâtiments : lors de son dernier audit à l'échelle du pays, 87 % des immeubles contrôlés ne respectaient pas les normes ou n'avaient pas d'autorisation, rapporte l'AFP. Dans les quartiers où des familles entières vivent et travaillent au pied de tours montées à la hâte, la question n'est pas celle d'un accident isolé, mais celle d'un État capable de faire appliquer ses propres règles.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.