Raffinerie Dangote : des demandes d'actions venues de 119 pays et des 54 États africains

Story Africa·28 octobre 2026·2 min de lecture
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Raffinerie Dangote : des demandes d'actions venues de 119 pays et des 54 États africains
Photo : Chris Andrews · CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

L'offre publique de la raffinerie Dangote, la plus grande unité de raffinage d'Afrique, s'est refermée le mardi 27 octobre 2026 à Lagos, sans nouvelle prolongation, après avoir attiré des demandes d'actions venues de 119 pays. Selon le média économique Billionaires.Africa, des investisseurs des 54 pays du continent ont sollicité une allocation de titres : dix jours plus tôt, le groupe en comptait un peu plus de 90, dont 51 africains.

La société vend 4,1 milliards d'actions nouvelles à 525 nairas l'unité, soit environ 2 150 milliards de nairas, près de 1,6 milliard de dollars. Une option permet d'élargir l'offre de 30 % si la demande le justifie, ce qui porterait le total au-delà de 2,1 milliards de dollars. La raffinerie est valorisée près de 50 milliards de dollars, et Aliko Dangote en détient 87,27 %.

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Une épargne africaine mobilisée à petits montants

L'opération a été conçue pour faire entrer les petits porteurs. Le ticket minimum au Nigeria est de dix actions, 5 250 nairas, moins de quatre dollars. En cas de sursouscription, la priorité doit aller aux demandes inférieures ou égales à 50 000 nairas, environ 37 dollars. Le groupe dit viser jusqu'à dix millions d'actionnaires.

Hors du Nigeria, l'accès passe par des certificats de dépôt vendus aux Bourses de Nairobi et du Botswana, Gaborone servant de place unique pour l'Afrique australe, où le groupe espère lever 500 millions de dollars.

Le calendrier des prochaines semaines

Les bordereaux des banques placeuses doivent être consolidés d'ici au 3 novembre 2026. La base de répartition des titres sera transmise au régulateur nigérian, la SEC, le 10 novembre, pour une approbation attendue autour du 17 novembre. La cotation à la Bourse de Lagos est annoncée pour décembre.

Ce que l'argent doit financer

L'usine traite environ 700 000 barils de brut par jour près de Lagos. Sur les neuf premiers mois de 2026, elle déclare 22,5 milliards de dollars de revenus, en hausse de 144 %, et 4,73 milliards de dollars de bénéfice net. Les fonds levés doivent aider à porter la capacité à 1,4 million de barils par jour d'ici 2029.

L'enjeu dépasse une introduction en Bourse. Pendant des décennies, le Nigeria, premier producteur de brut du continent, a exporté son pétrole pour racheter des carburants raffinés ailleurs. Une usine détenue à 87 % par un seul homme ne règle pas à elle seule cette dépendance, et la répartition réelle des titres dira si les petits épargnants ont obtenu la place qui leur était promise. Mais que des demandes soient parties des 54 pays du continent dit quelque chose de l'appétit des Africains pour financer eux-mêmes l'industrie africaine.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.