Ghana : Mahama veut la fin des exportations de minerais bruts d'ici 2030 et une fève de cacao sur deux transformée sur place

Le président du Ghana, John Dramani Mahama, a affirmé le 21 octobre 2026, au sommet Afrique du Financial Times à Londres, vouloir mettre fin aux exportations de matières premières brutes de son pays d'ici 2030, rapporte RFI. Deux jours plus tôt, à Accra, il avait tenu le même discours devant la deuxième édition du sommet Mining in Motion, dont le thème était consacré à l'alignement des pays africains sur l'avenir de leurs minerais.
La cible est précise : la bauxite, le manganèse, le fer et le lithium devront être transformés sur le sol ghanéen avant toute vente à l'étranger. « Les minerais bruts ne doivent plus quitter nos côtes », a déclaré le chef de l'État selon Citi News. Une première brique existe déjà : le Ghana interdit depuis plusieurs mois l'exportation de ferraille et de métaux non ferreux.
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Premier producteur d'or du continent, le Ghana entend développer le raffinage sur son territoire plutôt que d'expédier le métal pour qu'il prenne de la valeur ailleurs. Côté cacao, Mahama a fixé un objectif chiffré : transformer localement au moins une fève sur deux, contre 30 à 40 % aujourd'hui, selon RFI. La filière traverse une grave crise financière, et la transformation est présentée comme une partie de la réponse.
Des lois, des échéances, et des parts pour les entreprises ghanéennes
Dans un communiqué publié le 22 octobre 2026, la présidence ghanéenne précise la méthode : calendriers par étapes, législation ciblée et repères fixés matière première par matière première. L'État promet en contrepartie des infrastructures, de la formation et des financements pour accompagner les obligations de transformation imposées aux investisseurs. Le texte insiste aussi sur un point souvent absent de ce type d'annonces : les entreprises ghanéennes doivent obtenir des participations substantielles, le contrôle de la gestion et des compétences techniques dans la fabrication, l'analyse en laboratoire, le génie logiciel et la maintenance des équipements.
La modernisation de VALCO et le raffinage d'aluminium sur place, qui relieraient la bauxite ghanéenne à la fonte et aux produits finis, sont présentés comme la priorité phare du dispositif.
Un appel au reste du continent
Mahama ne s'est pas arrêté aux frontières de son pays. Il a appelé les dirigeants africains à traduire la Vision minière africaine dans leurs législations nationales et à ratifier les instruments créant le Centre africain de développement des minerais. Le vice-président du Liberia, Jeremiah Koung, assistait à la rencontre d'Accra.
Reste l'exécution. La présidence reconnaît que les investisseurs réclament des règles prévisibles et des autorisations rapides. Entre l'annonce et les premières fonderies, c'est là que se jouera la crédibilité de l'échéance 2030.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


