Afrique du Sud : 10 milliards de rands pour baisser le prix du carburant, la dette stabilisée après vingt ans

Le ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, a présenté le 21 octobre 2026 le budget intermédiaire du pays (Medium-Term Budget Policy Statement). Il y consacre 10 milliards de rands à une baisse temporaire de la taxe sur les carburants et annonce que la dette publique s'est stabilisée pour la première fois depuis près de vingt ans.
Ce que les automobilistes vont payer
Le plus lu du momentGabon : les réseaux sociaux rouvrent après huit mois de blocage, mais il faudra montrer sa pièce d'identité →Du 4 novembre au 1er décembre 2026, la taxe baissera de 1,50 rand par litre d'essence et de 3 rands par litre de gazole, selon le Mail & Guardian. La réduction sera ensuite ramenée à 1 rand pour l'essence et 1,50 rand pour le gazole jusqu'au 5 janvier 2027, date à laquelle elle prend fin. À ce premier tarif, un plein de 50 litres d'essence représente une économie d'environ 75 rands. Le prix à la pompe dépend aussi du cours mondial du pétrole et du taux de change du rand.
Les 10 milliards proviennent d'une somme équivalente versée au Central Energy Fund et reversée à la réserve de précaution du Trésor. Celle-ci est portée à 10 milliards de rands pour 2026/27 afin de faire face à la sécheresse, au phénomène El Niño et aux flambées des prix de l'énergie, précise le Daily Maverick.
Une dette qui cesse de grimper
« Pour la première fois depuis près de deux décennies », la dette s'est stabilisée, a déclaré Enoch Godongwana : elle a culminé à 78,4 % du produit intérieur brut en 2025/26, sous le pic de 78,9 % annoncé en février, et devrait revenir à 76,6 % en 2030. Le déficit se réduit à 4,3 % du PIB cette année. Mais la charge des intérêts reste écrasante : 441,5 milliards de rands, soit environ un cinquième des recettes publiques sur la période.
Ce répit tient en partie à des recettes meilleures que prévu, dont 17,1 milliards de rands d'impôts supplémentaires, largement portés par la hausse du cours des métaux précieux. Le Daily Maverick souligne qu'une partie de ces gains est ponctuelle.
La croissance, elle, recule
Pretoria abaisse sa prévision de croissance pour 2026 à 1,2 %, contre 1,6 % attendus en février, et table sur 1,6 % en 2027 puis 2 % en 2029. « Mais la croissance reste trop faible », a reconnu le ministre.
Côté dépenses sociales, 20,5 milliards de rands iront aux provinces pour la santé et l'éducation, 21,8 milliards aux collectivités locales pour l'eau, l'assainissement, l'électricité et les ordures de base, 3,8 milliards au recrutement de plus de 3 500 travailleurs sociaux contre les violences faites aux femmes, et 1,6 milliard à la lutte contre la malnutrition.
Reste la question que ce budget ne tranche pas : une baisse de taxe qui s'éteint en janvier soulage les ménages six semaines, quand la croissance révisée à 1,2 % ne promet toujours pas les emplois que le pays attend.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


