Rwanda : Kagame défend un code vestimentaire devant 10 000 jeunes à Kigali

Story Africa·25 octobre 2026·3 min de lecture
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Le président rwandais Paul Kagame a défendu le 22 octobre 2026, à la BK Arena de Kigali, l'idée que chaque société fixe ses propres attentes en matière de tenue vestimentaire. Il s'exprimait devant plus de 10 000 jeunes Rwandais réunis pour une session « Meet The President », rapporte le quotidien ougandais Nile Post.

Son argument tient à la situation : une tenue de plage, a-t-il dit, ne se porte pas en ville, et il a demandé à son auditoire comment une telle mise serait accueillie à Kigali. Le chef de l'État a précisé que ces attentes valaient aussi pour les hommes, citant l'exemple d'un homme arrivant torse nu en short de sport, et a reconnu que le débat vise injustement les femmes la plupart du temps.

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« Nous n'en sommes pas encore là »

Selon Nile Post, Paul Kagame a estimé que les sociétés se régulent par des attentes partagées et que les pratiques venues d'ailleurs ne doivent pas être adoptées automatiquement : le Rwanda, a-t-il dit, « n'en est pas encore là ». Il a comparé une pratique étrangère à une écharde que le corps finit par rejeter, tout en appelant à régler les désaccords par le dialogue plutôt que par l'hostilité, et en invitant la jeunesse à interroger ouvertement les modes qui heurtent la culture rwandaise.

Ces propos arrivent dans un climat tendu. En septembre 2026, la police de Rubavu, dans le nord-ouest du pays, a interpellé une jeune femme dont la robe noire s'arrêtant à mi-cuisse avait été jugée indécente. La vidéo de son arrestation, menottée et allongée à l'arrière d'un pick-up, a circulé massivement en ligne. La police rwandaise s'est excusée, a reconnu qu'aucune faute ne lui était imputable et a placé en détention les agents impliqués, dans l'attente d'une procédure disciplinaire.

Une campagne contre les « comportements indécents »

L'affaire s'inscrit dans une séquence plus large, décrite par l'AFP : depuis août 2026, le gouvernement mène une campagne contre les « comportements indécents », avec des descentes de police dans des fêtes privées et des horaires de fermeture resserrés pour les bars et boîtes de nuit. Quelques jours avant l'interpellation de Rubavu, des spectatrices avaient été refoulées d'un concert du chanteur tanzanien Diamond Platnumz à Kigali en raison de leur tenue.

La secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Arts, Sandrine Umutoni, a défendu cette orientation sur X, estimant que le Rwanda devait produire ses propres références culturelles. Face à elle, la mannequin Pamella Uwicyeza a résumé la critique d'une phrase : « Le corps d'une femme n'est pas une invitation au contrôle. » Grace Uwinkamiye, 24 ans, refoulée du concert pour une robe-blazer courte, dit avoir été humiliée.

Pour l'avocat et analyste rwandais Louis Gitinywa, cité par l'AFP, le désaccord porte moins sur les vêtements que sur la manière dont le pays est gouverné : les citoyens ont le sentiment que les décisions se prennent sans eux. Le débat a franchi les frontières, des internautes kényans prenant la défense des Rwandaises et le chef de l'armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, raillant publiquement la politique rwandaise.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.