Sénégal : 72 heures de grève générale du 21 au 23 octobre, l'État juge le mot d'ordre illégal

Story Africa·21 octobre 2026·2 min de lecture
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Sénégal : 72 heures de grève générale du 21 au 23 octobre, l'État juge le mot d'ordre illégal
Photo : Babacar Dioum · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Une grève générale de 72 heures a débuté le 21 octobre 2026 au Sénégal, à l'appel du Front syndical pour la défense du travail (FSDT), qui a étendu son mot d'ordre au secteur public, au privé et à l'informel jusqu'au 23 octobre. Le gouvernement, lui, conteste la régularité du préavis et agite la menace de sanctions.

Quatre secteurs stratégiques ont confirmé leur participation, selon Xalima : le transport aérien avec le Syndicat des personnels des activités aéronautiques du Sénégal (SYNPAAS), qui promet « un service minimum » ; la justice avec le SYTJUST ; la santé avec le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (SAMES) ; et l'électricité avec le SUTELEC, à la Société nationale d'électricité. La revue de presse du Journal du Sénégal fait état d'un collectif de treize organisations syndicales, avec le G7 de l'enseignement et And Gueusseum également engagés.

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Le pouvoir d'achat au cœur des revendications

Les syndicats mettent en avant la défense du pouvoir d'achat, la protection de l'emploi face aux licenciements, les retraites, la protection sociale et le respect par l'État des engagements déjà signés. Le SUTELEC y ajoute la question des primes et des conditions de travail. La veille du déclenchement, le 20 octobre 2026, environ 150 personnes ont défilé à Dakar à l'appel des fédérations syndicales, rapporte Africanews.

Sara Konaré, secrétaire générale du syndicat national des travailleurs du pétrole et du gaz, y a vu le signe d'une unité syndicale grandissante et a reproché aux autorités de ne pas ouvrir le dialogue avec les travailleurs, selon Africanews. D'après la même source, les manifestants ont marché mardi entre l'École normale et le rond-point Jet d'eau.

Le bras de fer avec le gouvernement

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public juge le mouvement irrégulier, estimant que les procédures de préavis propres à chaque secteur n'ont pas été respectées. Il rappelle les risques disciplinaires et appelle au dialogue et au « sens patriotique », rapporte la presse sénégalaise citée par le Journal du Sénégal. Ni les menaces de retenues sur salaire ni les demandes de trêve n'ont fait reculer les grévistes, selon L'Observateur.

L'inquiétude porte surtout sur les soins. Ndeye Seck Fall, qui dirige un centre de dialyse, avertit qu'un arrêt prolongé laisserait des patients sans solution, beaucoup de Sénégalais n'ayant pas les moyens de se tourner vers le privé, indique Africanews.

Le mouvement intervient dans un climat budgétaire tendu : la presse sénégalaise évoque une loi de finances rectificative contestée, des tensions autour de la dette publique et l'incertitude sur la position du Fonds monétaire international. Il tombe aussi à une dizaine de jours de l'ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, que le Sénégal est le premier pays africain à accueillir.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.