Sommet de Moscou : 48 délégations africaines, 28 milliards de dollars d'échanges et une lettre d'Amnesty

Story Africa·29 octobre 2026·2 min de lecture
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Les délégations de 48 pays africains se retrouvent le 29 octobre 2026 au Grand Palais du Kremlin, à Moscou, pour la séance plénière du troisième sommet Russie-Afrique, ouvert la veille. La rencontre est coprésidée par Vladimir Poutine et par le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine. Selon le conseiller présidentiel russe Iouri Ouchakov, cité par Al Jazeera, 22 chefs d'État sont attendus, contre 43 au premier sommet de Sotchi en 2019.

Le programme, plus de 40 sessions et une centaine d'intervenants, couvre le commerce, l'investissement, le transfert de technologies, la sécurité alimentaire et énergétique, la santé, l'éducation et la jeunesse. Poutine doit s'entretenir en marge avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Ibrahim Traoré, Abdourahamane Tchiani, William Ruto, Yoweri Museveni, Netumbo Nandi-Ndaitwah et Abdel Fattah al-Burhan figurent parmi les invités.

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Ce que Moscou met sur la table

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a avancé devant le Forum des médias Russie-Afrique que les échanges avec le continent ont dépassé 27 milliards de dollars l'an dernier, selon le quotidien namibien New Era. Elle cite 13 millions de tonnes de céréales livrées à des pays africains sur les neuf premiers mois de 2026, plus de 2,2 millions de tonnes d'engrais en 2026 contre 1,5 million en 2025, et plus de 40 000 étudiants africains inscrits en Russie. Moscou compte 48 ambassades sur le continent.

Les chiffres qu'il faut lire deux fois

Al Jazeera situe le commerce russo-africain à plus de 28 milliards de dollars aujourd'hui, contre environ 16,8 milliards en 2019. La progression est réelle, mais le volume reste concentré sur quelques pays — l'Égypte et l'Algérie en tête — et très loin derrière la Chine et l'Union européenne. L'Afrique n'a pas, à ce stade, remplacé un partenaire dominant par un autre : elle a ajouté une option.

C'est ailleurs que le rapport de force se joue. Selon le cabinet African Security Analysis, la Russie a gagné plus d'influence sur le continent par la sécurité que par le commerce, avec une présence militaire, en missions ou en troupes, dans au moins neuf pays. Les analystes cités par Al Jazeera estiment que les réunions en marge, notamment avec des responsables militaires russes, diront plus que la déclaration finale.

Un sujet que les hôtes préféreraient éviter

Amnesty International a adressé une lettre ouverte aux dirigeants présents, leur demandant d'exiger l'arrêt du recrutement d'Africains pour combattre en Ukraine, qu'elle décrit comme « trompeur et coercitif ». Le Kenya a déjà exprimé des inquiétudes diplomatiques. Le sommet doit se conclure par une déclaration commune et un plan de partenariat pour 2027-2029 : c'est à ces textes, et à ce que les États africains y auront fait inscrire, qu'on mesurera si ce partenariat entre égaux en est un.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.