Tanzanie : John Pambalu, deuxième dirigeant de Chadema poursuivi pour haute trahison, risque la peine capitale

Story Africa·22 octobre 2026·2 min de lecture
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Tanzanie : John Pambalu, deuxième dirigeant de Chadema poursuivi pour haute trahison, risque la peine capitale
Photo : Cvanrooyen · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

John Pambalu, membre du conseil national du parti tanzanien d'opposition Chadema et ancien dirigeant de son aile jeunesse, a été inculpé de haute trahison le mercredi 21 octobre 2026 en Tanzanie, une infraction passible de la peine de mort, rapporte Africanews à partir d'une dépêche de l'AFP. Il est le deuxième responsable du parti poursuivi sous ce chef d'accusation, après le président de Chadema, Tundu Lissu.

Selon l'acte d'accusation cité par l'agence, il est reproché à John Pambalu d'avoir cherché à convaincre l'opinion de faire obstruction aux élections générales de 2025 et d'avoir conduit des manifestations à répétition dans le but d'intimider l'exécutif tanzanien. Aucune condamnation n'a été prononcée à ce stade et l'intéressé bénéficie de la présomption d'innocence.

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Un scrutin à 98 % et un pays qui n'a pas tourné la page

L'accusation renvoie directement au scrutin d'octobre 2025, dont Chadema avait été exclu et à l'issue duquel la présidente Samia Suluhu Hassan a été créditée de 98 % des voix selon les résultats officiels. Les manifestations qui ont suivi ont fait environ 2 000 morts d'après l'opposition et des organisations de défense des droits humains ; l'enquête officielle lancée par la présidente, dont l'opposition conteste l'impartialité, a retenu le chiffre de 518 morts sans désigner de responsables.

Un an plus tard, aucun de ces deux bilans n'a été réconcilié et personne n'a été jugé pour ces morts. C'est dans ce vide que s'inscrivent les poursuites visant désormais les cadres du principal parti d'opposition.

« Je ne fuirai pas mon pays »

Le procès de Tundu Lissu pour haute trahison, ouvert en août 2026 et considéré par de nombreux observateurs comme politique, doit prochainement s'achever. Lors d'un meeting à Arusha, le vice-président de Chadema, John Heche, a affirmé s'attendre à être visé par une procédure comparable et a déclaré qu'il ne quitterait pas le pays, son parti promettant de « se battre jusqu'au bout », selon Africanews.

Arrivée au pouvoir en mars 2021 après le décès de John Magufuli, Samia Suluhu Hassan avait été saluée pour avoir desserré l'étau sur les partis d'opposition et la presse. Ses adversaires l'accusent aujourd'hui d'avoir renoué avec les méthodes de son prédécesseur.

Ce qui vient ensuite

La question posée à la justice tanzanienne dépasse le sort d'un homme : elle est de savoir si le fait d'appeler à boycotter une élection ou de manifester peut être qualifié de trahison envers l'État. En Afrique de l'Est comme ailleurs sur le continent, la réponse pèsera sur l'espace laissé aux oppositions. Le verdict attendu dans le dossier Tundu Lissu donnera une première indication, avant même l'ouverture du procès de John Pambalu, dont le calendrier n'a pas été précisé.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.