26 octobre 1896 : l'Italie signe que l'indépendance de l'Éthiopie est « absolue et sans réserve »

Story Africa·26 octobre 2026·2 min de lecture
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26 octobre 1896 : l'Italie signe que l'indépendance de l'Éthiopie est « absolue et sans réserve »
Photo : Vob08 · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le 26 octobre 1896, à Addis-Abeba, le major Cesare Nerazzini, envoyé plénipotentiaire du roi d'Italie Humbert Ier, et l'empereur Ménélik II scellent un traité de paix de neuf articles. L'article 3 tient en une ligne : l'Italie reconnaît l'indépendance de l'Empire éthiopien comme « absolue et sans réserve ».

Un protectorat né d'une traduction

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Tout vient du traité d'Outchalé, conclu le 2 mai 1889, qui existait en deux versions censées dire la même chose. En amharique, son article 17 offrait à l'Éthiopie la possibilité de passer par Rome pour traiter avec les puissances étrangères. En italien, il en faisait une obligation : un protectorat. Rome notifia aussitôt aux chancelleries européennes que l'Éthiopie était sous sa tutelle.

Ménélik II refusa cette lecture et dénonça le traité. Pour l'Italie, ce texte fondait sa conquête ; pour le négus, c'était une falsification. Faute d'arbitre, la question se régla par les armes.

Adwa, puis la table de négociation

Le 1er mars 1896, à Adwa, dans le Tigré, l'armée éthiopienne écrase le corps expéditionnaire du général Baratieri. Selon Britannica, Ménélik aligne environ 100 000 combattants contre quelque 14 500 hommes côté italien — South African History Online avance 20 000 — et les pertes italiennes dépassent 6 000 tués, askaris compris, avec 3 000 à 4 000 prisonniers. Les chiffres varient selon les sources, le résultat non.

La victoire n'est pas celle d'un seul homme. South African History Online rappelle le rôle de stratège de l'impératrice Taytu Betul, qui fit couper l'eau d'un fort italien, et la part prise par les femmes dans le ravitaillement et les soins. L'Éthiopie réussit surtout ce que la colonisation empêchait ailleurs : rassembler des peuples divisés derrière un même front.

Ce que le traité donne, et ce qu'il laisse

Le texte annule « définitivement » le traité d'Outchalé et renvoie les frontières définitives à un règlement en un an. Détail révélateur : l'article 9 impose deux versions identiques, en amharique et en français. La leçon d'Outchalé était retenue. Quelques fiches de référence datent cette signature du 23 octobre.

L'Éthiopie ne récupère pas tout. L'Italie garde l'Érythrée, ramenée à quelque 200 000 km² par le traité de septembre 1900 selon Britannica, et des Éthiopiens reprocheront à Ménélik d'avoir laissé filer une part du Tigré.

Reste la portée. L'Éthiopie demeura le seul État africain à traverser le partage du continent sans être colonisé, et Adwa fut lue, écrit South African History Online, comme « une victoire pour tous les Noirs du monde ». Le quotidien éthiopien The Reporter rappelle que cette mémoire reste discutée dans le pays. L'Italie fasciste revint envahir l'Éthiopie en 1935 et l'occupa jusqu'en 1941, sans effacer Adwa.

À retenir

L'indépendance de l'Éthiopie n'a pas été octroyée, elle a été arrachée : d'abord sur le terrain à Adwa, puis par écrit le 26 octobre 1896, en amharique autant qu'en français.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.