24 octobre 1964 : la Zambie de Kenneth Kaunda naît, et Lusaka devient le QG des luttes de libération

Story Africa·23 octobre 2026·2 min de lecture
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24 octobre 1964 : la Zambie de Kenneth Kaunda naît, et Lusaka devient le QG des luttes de libération
Photo : council.gov.ru · CC BY 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le 24 octobre 1964, la Rhodésie du Nord cesse d'exister et la République de Zambie prend sa place, avec Kenneth Kaunda, 40 ans, comme premier président. Le Zambia Independence Act, la loi britannique qui organise ce transfert, avait reçu la sanction royale le 31 juillet 1964.

Kaunda, né le 28 avril 1924 à Lubwa, s'était battu contre la Fédération d'Afrique centrale créée en 1953, qui attachait la colonie aux colons blancs du Sud. Il rompt en 1958-1959 avec l'ANC local, qui accepte des élections où seule une minorité d'Africains peut voter, fonde un parti aussitôt interdit et sort de prison le 8 janvier 1960. Son UNIP revendique 300 000 membres dès juin 1960, selon l'Encyclopædia Universalis.

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Entré aux Jeux olympiques sous un nom, sorti sous un autre

L'indépendance tombe le dernier jour des Jeux de Tokyo, du 10 au 24 octobre 1964. La délégation de 12 sportifs avait défilé derrière une pancarte « Rhodésie du Nord » à l'ouverture ; à la clôture, elle brandit une pancarte « Zambie ». C'est, d'après Wikipédia, la première fois qu'un pays entre aux Jeux sous un nom et en ressort sous un autre.

Lusaka, capitale des mouvements de libération

La Zambie naît encerclée : Rhodésie du Sud, Afrique du Sud de l'apartheid, colonies portugaises. Kaunda en fait une base arrière. Lusaka devient le quartier général en exil de l'ANC sud-africain — Oliver Tambo y vit des années — et accueille les sièges de la SWAPO namibienne et de la ZANU zimbabwéenne, rappelle le magazine zambien Nkwazi.

La facture est lourde : raids rhodésiens et sud-africains, barrage de Kariba visé à plusieurs reprises, frontière avec la Rhodésie fermée en 1973, commerce asphyxié, selon la même source. La Zambie tiendra jusqu'à l'indépendance du Zimbabwe en 1980 et de la Namibie en 1990.

Le cuivre, puis l'usure du pouvoir

En avril 1968, les réformes de Mulungushi engagent la reprise en main de l'économie : l'État prend 51 % de toutes les mines du pays, puis annonce début 1969 la propriété des deux plus grandes, détenues par Anglo American et Roan Select Trust. Mais la souveraineté minière ne protège pas des dérives politiques : la Zambie devient un État à parti unique fin 1972 — les sources divergent entre février et décembre — avec une Constitution promulguée le 25 août 1973.

Kaunda rétablit lui-même le multipartisme fin 1990, après une année marquée, selon Universalis, par 7 milliards de dollars de dette extérieure et plus de 50 % d'inflation. Battu le 31 octobre 1991 par Frederick Chiluba, il cède le pouvoir sans coup de force. Il meurt en 2021.

À retenir

Le 24 octobre 1964, la Zambie devient indépendante et fait de Lusaka, pendant plus de vingt ans, la base arrière de la libération de l'Afrique australe. Son histoire rappelle aussi qu'un pays peut reprendre ses mines sans échapper à la dette, ni son fondateur à l'usure du pouvoir.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.