Alain Mabanckou, de Pointe-Noire au Collège de France : le fils d'une vendeuse de bananes devenu un grand écrivain

Story Africa·2 novembre 2026·3 min de lecture
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Alain Mabanckou, de Pointe-Noire au Collège de France : le fils d'une vendeuse de bananes devenu un grand écrivain
Photo : Harald Krichel · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Ses romans ont fait rire et réfléchir des lecteurs du monde entier. Mais avant d'être un écrivain célébré, Alain Mabanckou était un enfant de Pointe-Noire, qui lisait les livres que d'autres avaient laissés derrière eux.

Une enfance à Pointe-Noire

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Alain Mabanckou naît le 24 février 1966 à Pointe-Noire, en république du Congo. Il est élevé par sa mère, Pauline Kengué, vendeuse de bananes au marché, et par Roger Kimangou, son père adoptif, réceptionniste dans un hôtel. Il porte le nom de son oncle, René Mabanckou, et grandit dans le quartier de Tié-Tié.

Des livres venus de l'hôtel

C'est par hasard qu'il découvre la lecture : son père lui rapporte de l'hôtel des romans policiers, des San Antonio et des SAS, abandonnés par des coopérants français. Au lycée Karl-Marx, il obtient un baccalauréat en lettres et philosophie. Sa mère le voit magistrat ou avocat : il s'oriente donc vers le droit et suit un premier cycle de droit privé à l'université Marien-Ngouabi, à Brazzaville.

Le départ pour la France

En 1989, une bourse d'études l'emmène en France. Il emporte déjà quelques manuscrits, surtout des recueils de poèmes. Il étudie à Nantes, puis à Paris. Son premier recueil de poèmes, Au jour le jour, paraît en 1993. Pendant une dizaine d'années, il travaille dans le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, tout en se consacrant de plus en plus à l'écriture.

Le roman le révèle

En 1998, son premier roman, Bleu-Blanc-Rouge, paraît aux éditions Présence Africaine ; il reçoit en 1999 le Grand prix littéraire d'Afrique noire. Suivent d'autres romans et recueils. En 2005, Verre cassé, un roman comique centré sur un ancien instituteur congolais et le bar qu'il fréquente, est salué par la critique et les lecteurs. En 2006, Mémoires de porc-épic reçoit le prix Renaudot.

De l'Amérique au Collège de France

Écrivain en résidence en 2002, il enseigne la littérature francophone à Ann Arbor, dans le Michigan, pendant trois ans, avant d'être recruté en 2006 par l'université de Californie à Los Angeles (UCLA), où il est professeur titulaire. Pour l'année 2015-2016, il est invité au Collège de France, à Paris : il est le premier écrivain à occuper la chaire de création artistique depuis sa création en 2004. Le 17 mars 2016, il y prononce sa leçon inaugurale, « Lettres noires : des ténèbres à la lumière ».

Une œuvre traduite dans le monde entier

Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues, dont l'anglais, l'allemand, le chinois, le coréen et l'espagnol. Black Bazar (2009), Demain j'aurai vingt ans (2010), Lumières de Pointe-Noire (2013) ou Petit Piment (2015), sélectionné pour le prix Goncourt, figurent parmi ses titres les plus connus. En 2015, il est finaliste du Man Booker International Prize. En 2012, l'Académie française lui décerne le grand prix de littérature Henri-Gal pour l'ensemble de son œuvre. En 2022, il est membre du jury du Booker Prize.

Notre regard

Le parcours d'Alain Mabanckou rappelle qu'un livre oublié peut changer une vie. D'un marché de Pointe-Noire aux plus grandes universités, il a montré que les histoires africaines ont leur place dans la grande littérature mondiale. Et vous, avez-vous lu un livre d'un écrivain africain cette année ?

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.