Mauritanie : le premier forum de la diaspora s'achève sur sept recommandations et des sukuk d'État

Story Africa·1 novembre 2026·3 min de lecture
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Mauritanie : le premier forum de la diaspora s'achève sur sept recommandations et des sukuk d'État
Photo : AMISOM Public Information · CC0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La première édition du forum des communautés mauritaniennes à l'étranger s'est achevée le samedi 31 octobre 2026 au soir, au palais des congrès Mokhtar Ould Daddah de Nouakchott, sur une déclaration finale comportant sept recommandations, rapporte le média mauritanien Madar, qui cite l'Agence mauritanienne d'information (AMI). Ouvert la veille, le vendredi 30 octobre, le forum a réuni « quelque 700 participants venus des quatre coins du monde », selon Sahara Medias.

Les sept recommandations dessinent une architecture institutionnelle pour la diaspora. Les participants demandent la création d'un conseil national des communautés mauritaniennes à l'étranger ; un fonds destiné à soutenir leurs investissements et à faire passer leurs transferts d'argent par des canaux « plus sûrs et moins coûteux » ; et le lancement de sukuk islamiques réservés à la diaspora et garantis par l'État, en coordination avec la Banque centrale.

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S'y ajoutent un programme national de mobilisation des compétences mauritaniennes de l'étranger, un fonds national d'assistance sociale contribuant notamment au rapatriement des dépouilles et aux cas humanitaires, l'extension du réseau consulaire aux pays abritant d'importantes communautés, et l'ouverture de centres éducatifs et culturels.

Double nationalité et députés élus par la diaspora

À l'ouverture, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait énuméré les mesures prises depuis son arrivée au pouvoir : la réorganisation du ministère des Affaires étrangères avec une compétence dédiée aux Mauritaniens de l'étranger, la modification de la loi sur la nationalité pour autoriser la double nationalité dans un cadre légal, l'élection directe de députés de la diaspora à l'Assemblée nationale, et la numérisation des services consulaires via une application d'identité numérique, selon Madar.

Le chef de l'État a posé le principe qui sous-tend tout l'exercice : résider à l'étranger « n'annule pas les droits des citoyens et n'exonère pas l'État de ses responsabilités », a-t-il déclaré, en rappelant dans le même mouvement que les expatriés ne sont pas dispensés de leurs devoirs envers le pays. Il a invité les hommes d'affaires de la diaspora à créer des emplois et à transférer des technologies, et demandé au forum des mécanismes pour garantir les investissements et faciliter les envois d'argent.

Vingt-deux pays consultés en amont

Le forum n'est pas sorti de nulle part. Selon Madar, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l'étranger, Mohamed Salem Ould Merzoug, a indiqué que son ministère avait consulté la diaspora dans 22 pays en amont, sur les services consulaires, le séjour, les documents d'état civil, la protection juridique et sociale, l'éducation et l'identité. De ces consultations étaient déjà remontées la demande d'un conseil national, celle d'une représentation électorale et celle de programmes de logement.

Deux ateliers ont structuré les travaux : l'un sur les droits des communautés et la participation politique, associant l'Assemblée nationale et la commission électorale (CENI), l'autre sur le rôle de la diaspora dans l'investissement, le tourisme et les échanges commerciaux.

C'est le ministre des Affaires étrangères qui a clôturé le forum au nom du président. Il s'est engagé à suivre la mise en œuvre des sept recommandations et à en rendre compte régulièrement aux Mauritaniens de l'étranger par le canal des missions diplomatiques et consulaires. Ni Madar ni Sahara Medias ne donnent de calendrier pour ces mesures, ni de chiffres sur les transferts d'argent de la diaspora : la feuille de route existe, sa traduction en textes reste à écrire.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.