Maroc : 400 Sénégalais inscrits pour un retour volontaire, dix bus depuis Argoub et Bir-Gandouz

Au moins 400 Sénégalais hébergés dans les centres d'accueil de migrants d'Argoub et de Bir-Gandouz, dans le sud du Maroc, rentrent au pays dans le cadre d'une opération de rapatriement volontaire lancée le vendredi 30 octobre 2026. L'information a été donnée à l'Agence de presse sénégalaise (APS) par une source consulaire sénégalaise, qui précise que « 400 personnes se sont inscrites sur les listes ».
Dix bus, quatre départs étalés sur deux semaines
Le plus lu du momentMiss Grand International : la Tanzanienne Jihan Dimack, première Africaine couronnée →Le dispositif repose sur dix bus de quarante places chacun, mis en route sur la base d'un programme planifié avec les autorités marocaines, selon l'APS. Un premier convoi de trois bus devait quitter le Maroc le 30 octobre, suivi de nouveaux départs le mardi 3 et le jeudi 5 novembre 2026. Une autre opération est en préparation pour la deuxième semaine de novembre.
Ces retours interviennent après une série d'interceptions en mer. Entre le 19 et le 25 octobre 2026, la Marine royale marocaine a arrêté trois pirogues transportant au moins 500 passagers dans les eaux territoriales du royaume, dont environ 300 Sénégalais, toujours selon la même source citée par l'APS. Parmi les candidats au départ, partis des côtes sénégalaises et gambiennes, se trouvaient de nombreuses femmes et enfants, y compris des bébés.
Huit cents personnes dans des centres saturés
Les arrivées en nombre créent des difficultés d'accueil dans les centres du sud marocain : 800 personnes y ont été recensées ces derniers jours, originaires principalement du Sénégal, de la Gambie, du Mali et de Guinée, indique une source diplomatique citée par l'agence sénégalaise. C'est ce qui a rendu l'organisation des convois urgente.
Une route atlantique qui se déplace vers le sud
Les 204 personnes ont été conduites dans les centres d'accueil de Nouadhibou pour un suivi médical et des formalités administratives, en vue d'un retour dans leur pays, à l'exception de celles et ceux qui ont quitté le leur pour des raisons de sécurité, selon des ONG d'aide aux migrants citées par RFI.
Le renforcement de la surveillance maritime mauritanienne a eu un effet mesurable : les départs se font désormais plus au sud, ce qui rend la traversée vers les Canaries, « porte d'entrée vers l'Europe », encore plus périlleuse, note RFI, qui faisait état en juillet 2026 d'un total de 144 morts ou disparus sur cette route migratoire.
Le renforcement de la surveillance maritime mauritanienne a eu un effet mesurable : les départs se font désormais plus au sud, ce qui allonge et durcit la traversée vers les Canaries, cette « porte d'entrée vers l'Europe » dont l'accès se paie de plus en plus cher. RFI faisait état en juillet 2026 d'un total de 144 morts ou disparus sur cette route migratoire. Les bus qui remontent vers Dakar ramènent donc des gens qui, pour la plupart, étaient partis une deuxième ou une troisième fois.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


