Miss Grand International : la Tanzanienne Jihan Dimack, première Africaine couronnée

La Tanzanienne Jihan Dimack est devenue en 2026 la première Africaine à remporter Miss Grand International, concours organisé en Thaïlande. Elle a raconté son parcours dans le podcast Maelezo, dont les propos ont été repris par AllAfrica.
Tout commence en 2014 à Dar es-Salaam, à la Swahili Fashion Week. Elle a 17 ans, aucune expérience du mannequinat, et se présente à son premier casting avec des talons empruntés à une autre candidate, qui ne sont pas à sa taille. Elle est retenue, puis désignée meilleure révélation de l'année. Sa mère, qui tenait un salon de coiffure dans le quartier de Mikocheni, l'avait poussée à tenter.
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La suite est une succession de refus. Deuxième dauphine à Miss Tanzanie, elle se retrouve au centre d'un débat public et s'éloigne deux ans des concours. Elle revient et remporte Miss Univers Tanzanie en 2016 : dès le lendemain, Miss Grand Tanzanie lui refuse l'entrée, au motif qu'elle détient déjà un titre national. Elle attend ensuite pendant des années une occasion de représenter son pays à l'international, qui ne vient pas. En 2018, une nouvelle tentative s'effondre lorsque le concours national est annulé sans explication.
Le titre de Miss Grand Tanzanie, elle finit par le gagner en août 2026, et s'envole pour la Thaïlande en septembre. Elle arrive avec trop peu de tenues pour une compétition de ce format. La directrice nationale, Madame Nazik, et un membre de son équipe, Anita Andrew, trouvent sur place des créateurs thaïlandais qui livrent des tenues à ajuster. Au moment de l'annonce des deux finalistes, aux côtés de Miss Équateur, elle dit avoir été saisie par le trac. Elle attribue sa victoire à la grâce de Dieu.
Ce qu'elle veut faire du titre
Jihan Dimack annonce vouloir accompagner de jeunes femmes et structurer les métiers de la mode et de la beauté en Tanzanie, en poussant à une formation professionnelle réelle : défilé, stylisme, maquillage, prise de parole. Elle compte aussi promouvoir la culture, les habitants et le tourisme de son pays, et porter le thème du concours, « Stop the War », par des messages de paix, d'unité et d'égalité. Son message à la jeunesse : un échec passager n'est pas la fin d'une ambition.
Son récit dit quelque chose de plus large que la couronne. Pendant douze ans, ce ne sont pas ses capacités qui lui ont manqué, mais les structures : un circuit national lisible, des directrices de concours qui jouent le jeu, des créateurs capables d'habiller une candidate pour une scène internationale. Les tenues ont fini par venir de Bangkok. C'est exactement ce qu'elle dit vouloir construire à Dar es-Salaam.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


