Comesa : Mnangagwa prend la présidence des 21 États et veut en finir avec l'export de minerais bruts

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a pris la présidence tournante du Marché commun de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe (Comesa) le 22 octobre 2026 à Harare, succédant au Kényan William Ruto lors du 25e sommet des chefs d'État de l'organisation, qui réunit 21 pays. Dans son discours, il a appelé les États membres à cesser d'exporter leurs matières premières à l'état brut, rapporte le site New Zimbabwe.
« Transformer sur place »
Le plus lu du momentGabon : les réseaux sociaux rouvrent après huit mois de blocage, mais il faudra montrer sa pièce d'identité →La transformation locale des ressources doit créer des emplois, soutenir l'industrie et améliorer les conditions de vie, a-t-il plaidé. Il a cité l'exemple de la politique zimbabwéenne imposant le traitement des minerais sur le territoire, qui aurait produit selon lui « une augmentation multiple de la valeur de nos minerais ». Les dotations naturelles du continent doivent servir l'industrialisation et « créer des emplois », a-t-il ajouté.
Le programme qu'il annonce pour la durée de son mandat tient en quelques chantiers : agro-transformation, parcs agricoles et industriels transfrontaliers, harmonisation des chaînes d'approvisionnement, renforcement des chaînes de valeur régionales et adaptation de l'agriculture au changement climatique, présentée comme centrale pour la sécurité et la souveraineté alimentaires.
Un sommet sous le signe de l'industrialisation
Le 25e sommet s'est tenu à Harare sur le thème « Un marché, un avenir : faire progresser l'industrialisation inclusive, l'investissement et l'intégration régionale au sein du Comesa », selon le quotidien kényan The Standard. Les travaux ont porté sur l'intégration régionale, la paix et la sécurité, la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), l'industrialisation et la valorisation des ressources naturelles. William Ruto, arrivé à Harare le 21 octobre 2026, avait été élu à la présidence du bloc en 2025, succédant au Burundais Évariste Ndayishimiye.
Le test de la mise en œuvre
Le discours n'est pas nouveau : l'exportation de minerais bruts prive depuis des décennies les économies africaines de la part la plus rémunératrice de la chaîne, celle de la transformation et de la fabrication. Le Comesa, dont les membres s'étendent de l'Égypte au Zimbabwe, pèse un marché considérable, mais l'intégration régionale butte sur les infrastructures, l'énergie et les barrières non tarifaires.
L'engagement sera jugé sur les actes, y compris au Zimbabwe, où la gouvernance du secteur minier est régulièrement contestée. Pour les citoyens des 21 États membres, la question se résume à un point simple : la valeur ajoutée restera-t-elle sur le continent, et sous quelle forme leur reviendra-t-elle ?
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


