Guinée : l'ex-président de la Cour constitutionnelle condamné à sept ans pour plus de 20 millions de dollars

Story Africa·23 octobre 2026·2 min de lecture
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Guinée : l'ex-président de la Cour constitutionnelle condamné à sept ans pour plus de 20 millions de dollars
Photo : Diliff · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle de Guinée, a été condamné le mercredi 21 octobre 2026 à sept ans de prison pour détournement de plus de 20 millions de dollars de fonds publics, enrichissement illicite, corruption et blanchiment d'argent, rapporte Africanews. L'affaire porte sur la gestion des sommes allouées à la Cour constitutionnelle pendant qu'il la dirigeait.

Outre la peine de prison, la juridiction a prononcé une lourde amende et des dommages et intérêts importants au profit de l'État, dont il est solidairement responsable avec deux coaccusés, tous deux en fuite. S'y ajoutent une interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans et la confiscation de ses biens en Guinée et au Sénégal voisin.

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Détenu depuis décembre 2022, Mohamed Lamine Bangoura a contesté les accusations et ses avocats avaient plaidé l'acquittement. Africanews ne précise pas s'il a annoncé faire appel.

Une cour née d'un coup d'État

Le verdict a été rendu par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), juridiction spécialisée créée par les militaires peu après le coup d'État de 2021. Selon Africanews, environ 180 hauts responsables et anciens ministres de l'administration d'Alpha Condé sont visés par cette cour. Alpha Condé avait été renversé en 2021 par le putsch qui a porté Mamady Doumbouya au pouvoir ; celui-ci a dirigé la junte avant de remporter l'an dernier une élection présidentielle sans opposition de poids.

Rendre des comptes, mais pas à sens unique

Pour les citoyens guinéens, voir un ancien haut magistrat répondre de l'argent public est une rupture avec des décennies d'impunité, et une exigence légitime : l'argent détourné d'une institution, c'est de l'argent qui ne va ni aux écoles ni aux hôpitaux. Défendre les droits des Africains, c'est aussi demander des comptes à ceux qui les gouvernent.

Mais la crédibilité d'une telle justice se mesure aussi à ses angles morts. Des organisations d'opposition affirment que les libertés sont réprimées en Guinée et que l'appareil judiciaire est instrumentalisé, indique Africanews. Une cour qui ne poursuit que les hommes du régime déchu reste une cour à moitié indépendante. La question qui se posera à la CRIEF dans les mois à venir est simple : jugera-t-elle aussi les responsables de l'ère Doumbouya ?

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.