IA : l'Eswatini ouvre à Mbabane un centre africain pour évaluer et certifier les systèmes

L'Eswatini s'est doté d'un centre d'excellence pour la sécurité et la normalisation de l'intelligence artificielle, lancé le 27 octobre 2026 à Mbabane par l'autorité nationale de normalisation (ESWASA) et l'organisation AICE Africa. Objectif affiché : construire en Afrique la capacité d'évaluer, de gouverner et de certifier les systèmes d'IA, selon Capital FM, qui a rapporté l'annonce.
L'enjeu est moins technique que politique. Les outils d'IA déployés sur le continent — banques, hôpitaux, administrations — sont pour l'essentiel audités ailleurs, selon des normes conçues ailleurs. Le directeur général d'AICE Africa, John Kamara, résume l'ambition du centre : « la souveraineté de l'IA exige des institutions capables d'évaluer » les systèmes dont on dépend, a-t-il déclaré, en expliquant vouloir réduire la dépendance africaine à l'égard des institutions extérieures.
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Le projet prévoit un laboratoire de recherche et de test chargé d'évaluer les systèmes d'IA au regard des normes internationales, mais en tenant compte des langues africaines, des jeux de données, des infrastructures et des conditions sociales du continent. Le centre compte s'appuyer sur deux référentiels : la norme ISO/CEI 42001, qui fixe les exigences des systèmes de management de l'IA, et la norme ISO/CEI 23894, consacrée à la gestion des risques. Ce laboratoire reste au stade de projet.
La répartition des rôles est posée : l'ESWASA apporte la direction institutionnelle, l'expertise en normalisation et la coordination nationale ; AICE Africa fournit l'expertise en gouvernance de l'IA, la mise en œuvre technique et le transfert de compétences. Le directeur exécutif de l'ESWASA, Ncamiso Mhlanga, justifie la démarche simplement : « à mesure que l'IA devient partie du fonctionnement » des entreprises et des services publics, les organismes de normalisation doivent savoir l'évaluer.
Dans sa première phase, le centre se concentrera sur la transformation interne de l'ESWASA avant de s'ouvrir à la formation professionnelle, aux services aux entreprises et à la coopération régionale. Une plateforme baptisée EswasaOne est en développement pour intégrer l'information normative, la certification et les processus d'inspection. Des formations sont prévues pour les auditeurs, les régulateurs et les personnels techniques, avec l'appui d'universités.
La prudence reste de mise sur un point : la délivrance de certifications sera « explorée », mais dépendra de méthodes d'évaluation validées, de personnels qualifiés et d'accords d'accréditation.
L'initiative arrive, note Capital FM, au moment où gouvernements et entreprises intègrent l'IA dans les services publics et les activités commerciales, ce qui soulève des questions de protection des données, de fiabilité, de responsabilité et de risques liés aux décisions automatisées. Les partenaires annoncent un sommet sur la sécurité et les normes de l'IA à Mbabane en juillet 2027 pour élargir la coopération régionale.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


