Moyale : jusqu'à 50 000 personnes passées d'Éthiopie au Kenya, la nourriture reste le besoin le plus urgent

Story Africa·1 novembre 2026·2 min de lecture
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Moyale : jusqu'à 50 000 personnes passées d'Éthiopie au Kenya, la nourriture reste le besoin le plus urgent
Photo : Galkey · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Jusqu'à 50 000 personnes ont franchi la frontière éthiopienne pour se réfugier dans le nord du Kenya depuis le 22 octobre 2026, fuyant des combats dans la zone de Moyale. Le chiffre a été donné le 30 octobre 2026 par la représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Kenya, Fatima Mohammed-Cole, qui l'attribue aux autorités locales et prévient que le décompte reste « fluide » tant que l'enregistrement se poursuit.

Les estimations varient. L'ONU évoquait 36 000 passages le 27 octobre 2026, rapporte Africanews avec l'Associated Press ; Al Jazeera parle d'au moins 30 000 déplacés ayant besoin d'aide. Le HCR, lui, mobilise des secours pour près de 12 000 personnes : un chiffre de réponse, pas un total d'arrivées.

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Un conflit de terre et d'eau entre deux régions éthiopiennes

Les affrontements se déroulent du côté éthiopien de la frontière. Ils découlent d'un différend territorial entre les administrations régionales d'Oromia et de Somali, selon Africanews et l'AP, et ont été aggravés par le meurtre d'une fillette de 13 ans dans une zone administrée par la région Somali. Al Jazeera décrit un conflit pour des terres et des points d'eau disputés. Aucun des comptes rendus consultés ne nomme de groupe armé. Des coups de feu étaient encore audibles depuis le Kenya le 30 octobre 2026.

Marsabit accueille, sans en avoir les moyens

Côté kenyan, les arrivants se concentrent dans la ville de Moyale, comté de Marsabit. Beaucoup sont hébergés par des proches ou des familles d'accueil ; d'autres dorment dans des écoles et des églises transformées en abris, indique le HCR. Les femmes et les enfants sont nombreux. « De plus en plus de gens fuient leur pays et arrivent dans notre ville », a déclaré à l'AP Benedict Munywoki, commissaire adjoint du sous-comté de Moyale.

Cette frontière coupe en deux une même population, de part et d'autre d'une ville qui porte le même nom dans les deux pays. C'est ce voisinage qui absorbe le choc. Les responsables de Marsabit ont lancé un appel à l'aide, avertissant que ces arrivées risquaient de submerger des communautés déjà frappées par des pénuries d'eau et de nourriture.

Selon le HCR, la nourriture est le besoin le plus urgent, devant l'eau potable, les abris, l'assainissement et les soins. L'agence a déployé une équipe d'urgence à Moyale avec le gouvernement kenyan, l'OIM, l'UNICEF, le Programme alimentaire mondial et la Croix-Rouge kenyane, et cherche des hébergements plus éloignés de la frontière.

Sur place, la réponse s'organise aussi avec les déplacés : Seifu Negash, médecin éthiopien réfugié, soigne bénévolement aux côtés de la Croix-Rouge kenyane, rapporte Africanews. Ni Nairobi ni Addis-Abeba n'avaient réagi publiquement le 30 octobre 2026.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.