Sénégal : le FMI chiffre la dette à 132 % du PIB, et le budget révisé bute sur la majorité de Pastef

La commission des finances de l'Assemblée nationale du Sénégal doit réexaminer un budget révisé dont dépend la conclusion d'un nouveau programme avec le Fonds monétaire international, rapportaient Africanews et l'AFP le 28 octobre 2026. Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a demandé aux députés de reprendre un texte que Pastef, le parti qui détient une écrasante majorité au Parlement, avait rejeté.
L'enjeu n'est pas comptable. Dakar espère décrocher un programme de 36 mois et 2,2 milliards de dollars destiné à stabiliser les finances publiques. Tout retard, note Africanews, peut compromettre cette négociation. Selon le FMI cité par l'agence, la dette publique sénégalaise avait atteint 132 % du produit intérieur brut à la fin de 2024 ; une autre édition d'Africanews, publiée le 29 octobre 2026, évoque près de 130 % du PIB en 2025, toujours d'après le FMI. Cette dette est, écrit Africanews, le résultat de la découverte de milliards de dollars d'emprunts non déclarés par l'administration précédente.
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Ousmane Sonko, chef de Pastef et président de l'Assemblée nationale, a accepté la demande du ministre et s'est engagé à fixer les dates des travaux en commission puis de la prochaine séance plénière, selon Africanews. Il a assuré devant les députés que le vote se tiendrait dans le calme et la clarté. Aucune date n'était arrêtée à la publication de l'article. Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed, avait appelé l'opposition à ne pas paralyser le pays : « Vous ne pouvez pas mettre un pays à l'arrêt », a-t-il déclaré selon Africanews, invitant Pastef au dialogue.
Ce que la dette coûte déjà aux Sénégalais
Le service de la dette, c'est-à-dire ce que l'État rembourse chaque année, devrait passer de 4 435 milliards de francs CFA en 2025 à 5 498 milliards en 2026, une hausse d'environ 24 %, selon Africanews. Autant d'argent qui ne va ni aux écoles, ni aux hôpitaux, ni à l'investissement. Le contexte social est tendu : chômage élevé des jeunes et crise du coût de la vie, avec une grève générale de trois jours la semaine précédant le 28 octobre, rapporte le média.
Les créanciers avancent, eux, en ordre serré. Le 15 octobre 2026, les États-Unis ont demandé que la restructuration de la dette soit achevée dans l'année. Le 23 octobre, les banques créancières ont désigné leur conseiller financier, étape vers un éventuel accord. Pour Dakar, l'équation est connue de toutes les capitales africaines surendettées : alléger les remboursements sans sacrifier l'investissement public ni le pouvoir d'achat des ménages. La suite se jouera en commission, puis dans l'hémicycle.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





