Kabwe : la Zambie devant un comité de l'Union africaine pour le plomb qui touche 95 % des enfants

Story Africa·22 octobre 2026·2 min de lecture
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Kabwe : la Zambie devant un comité de l'Union africaine pour le plomb qui touche 95 % des enfants
Photo : Arthur Greenberg · Public domain, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

La Zambie doit répondre devant un organe de l'Union africaine de l'empoisonnement au plomb des enfants de Kabwe, une ville du centre du pays où plus de 95 % des enfants vivant près de l'ancienne mine présentent des taux de plomb sanguin élevés, selon des chercheurs médicaux cités par Human Rights Watch (HRW).

La plainte a été déposée en avril 2026 devant le Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant par l'Institute for Human Rights and Development in Africa (IHRDA), des organisations zambiennes de la société civile et des familles touchées. HRW indique que le Comité devait examiner le dossier le 20 octobre 2026.

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6,4 millions de tonnes de déchets laissés à l'air libre

L'extraction du plomb et du zinc à Kabwe a commencé sous la domination coloniale britannique. La mine a fermé en 1994, mais environ 6,4 millions de tonnes de déchets et de résidus miniers sont restés sur place, sans couverture, et la poussière continue de se déposer sur les maisons, les écoles et les cours de récréation. Jusqu'à 200 000 personnes pourraient avoir été exposées, selon HRW.

Les plaignants invoquent la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant : droit à la santé, à l'éducation, à la survie et au développement. Ils décrivent, rapporte Zambia Monitor, des troubles cognitifs, des retards de croissance, des difficultés d'apprentissage, des maladies chroniques et, dans certains cas, des décès.

Le reproche : les licences continuent d'être délivrées

L'argument central n'est pas seulement l'héritage colonial : c'est que l'État zambien, averti depuis des années par des études et des recommandations d'organes africains et onusiens, continue d'autoriser l'exploitation de ces déchets toxiques. Fin 2025, selon HRW, la Zambie a laissé l'entreprise chinoise Hua Yu Sheng contrôler la majeure partie des résidus de plomb de Kabwe pour en extraire du zinc. L'organisation indique que l'entreprise n'a pas répondu à sa demande d'explications sur ses mesures de prévention.

Les plaignants demandent le confinement immédiat des sources de contamination, la suspension des activités dangereuses, le dépistage et le traitement de tous les enfants touchés, une dépollution à long terme des sols, des logements et des écoles, et, selon Zambia Monitor, une sanction financière contre l'État.

Des mesures sanitaires et de nettoyage financées par la Banque mondiale ont été engagées et un comité technique multipartite créé, mais HRW estime qu'elles ne traitent pas la source de la pollution. Une adolescente de 15 ans de Kabwe résume l'enjeu en une phrase citée par l'organisation : les enfants de Kabwe, dit-elle, « ont aussi des rêves ».

Le Comité africain d'experts peut constater une violation de la Charte et adresser des recommandations à l'État. Le dossier est aussi un test pour l'institution : sa capacité à faire rendre des comptes à l'un de ses États membres.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.