« Made In Senegal » : l'Orchestra Baobab sort le 23 octobre son premier album en dix ans

Story Africa·21 octobre 2026·2 min de lecture
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« Made In Senegal » : l'Orchestra Baobab sort le 23 octobre son premier album en dix ans
Photo : Thesupermat · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

L'Orchestra Baobab, formation afro-cubaine fondée à Dakar en 1970, publie le vendredi 23 octobre 2026 « Made In Senegal », son premier album de chansons inédites depuis près de dix ans. Le disque compte douze titres, enregistrés entièrement à Dakar, et paraît chez Strut Records en collaboration avec Madoky Music. Le précédent album de nouveautés, « Tribute to Ndiouga Dieng », datait de 2017.

Un orchestre qui a survécu à ses fondateurs

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Après avoir régné sur les clubs dakarois dans les années 1970, le groupe s'était mis en sommeil avant de revenir au début des années 2000 et de conquérir les scènes internationales. Les dernières années ont été dures : le guitariste fondateur Barthélémy Attisso est mort en 2021, et les chanteurs-percussionnistes Balla Sidibé et Rudy Gomis ont disparu au début de la décennie, peu après le saxophoniste Issa Cissokho.

Sur les neuf musiciens actuels, un seul reste des débuts : le percussionniste Mountaga « Taga » Koïté, 73 ans. Le saxophoniste Thierno Koïté, son frère, dirige l'orchestre. Le guitariste rythmique Yahya Fall, 76 ans, dit à l'AFP que cette musique a « une fraîcheur » que le public n'avait pas entendue chez les fondateurs. La relève est arrivée : le tromboniste et saxophoniste Wilfried Zinsou, 48 ans, le guitariste surnommé « Bolero », 37 ans, qui a succédé à Attisso, le bassiste Malick Sy et le chanteur Zacharia « Papino » Koïté.

Une femme sur scène, pour la première fois

Entrée dans le groupe en 2023, la chanteuse Korka Dieng, 44 ans, est la première et la seule femme de l'histoire de l'orchestre. Un fait notable pour une formation dont le répertoire a été écrit et porté, pendant cinquante ans, par des hommes.

Casamance, Ouidah et le Sénégal d'aujourd'hui

Les titres dessinent une géographie. « Casamance » évoque la région du sud du Sénégal dont plusieurs membres sont originaires. « Wida », signée « Bolero », renvoie au port béninois d'où partaient les navires de la traite. « Gorgorlou », écrite par Wilfried Zinsou, emprunte son nom à la figure populaire du Sénégalais débrouillard. Le premier extrait, « Togne Bakhoul », avait été composé par Rudy Gomis avant sa mort, et « Tioro Bye Samba » reprend un classique de Thione Seck.

Enfin une tournée dans les régions

Lors d'une conférence de presse tenue le mardi 20 octobre 2026, Thierno Koïté a annoncé une série de concerts hors de Dakar : en cinquante-six ans, l'orchestre n'avait jamais tourné dans les régions sénégalaises. Le groupe a joué quelques jours plus tôt au Just For You, un club de la capitale, où le public a dansé sur « Utrus Horas ». « Un monument », résume Moustapha Samb, 62 ans, un fidèle cité par l'AFP : « il représente la mémoire et la résilience ».

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.