OPay, l'appli de paiement de 50 millions de Nigérians, vise 4,4 milliards de dollars à New York

OPay Limited, l'application de paiement mobile la plus utilisée au Nigeria, a rendu publics le 23 octobre 2026 les termes de son introduction à la Bourse de New York. La fintech propose environ 16 millions de certificats américains (ADS) entre 19 et 21 dollars l'unité, soit une levée pouvant atteindre 366 millions de dollars et une valorisation allant jusqu'à 4,42 milliards, selon le quotidien nigérian ThisDay, qui cite le prospectus et l'agence Reuters. Le prix définitif est attendu début novembre 2026.
Derrière ces chiffres, il y a d'abord des commerçants, des conducteurs et des ménages nigérians. Fondée en 2018, OPay propose paiements, transferts, épargne et crédit, et revendique environ 50 millions d'utilisateurs actifs par mois au 31 juillet 2026 d'après son prospectus. Le groupe opère aussi en Indonésie, en Égypte et au Pakistan. Sur le premier semestre 2026, il déclare 467 millions de dollars de revenus et 90,9 millions de bénéfice net, relève le média spécialisé Launch Base Africa.
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OPay a été fondée par le milliardaire chinois Yahui Zhou, également à l'origine de Beijing Kunlun Tech ; Opera Limited détient 8,6 % du capital, selon Launch Base Africa. En 2021, la société avait levé 400 millions de dollars sur une valorisation de 2 milliards. Cette fois, Stanbic Africa Holdings, filiale britannique du sud-africain Standard Bank, achète pour environ 184 millions de dollars d'actions dans un placement privé simultané, et la banque figure parmi les quatre garants de l'opération avec Citigroup, Deutsche Bank et CICC. L'offre publique ne peut pas être bouclée sans ce placement privé.
7,6 % du capital, et une échéance de 1,06 milliard
L'offre ne porte que sur 7,6 % environ de l'entreprise. Dans ses documents déposés, OPay prévient elle-même qu'un flottant aussi étroit peut réduire la liquidité du titre et accentuer sa volatilité. Launch Base Africa souligne un autre élément : environ 1,06 milliard de dollars d'actions préférentielles deviennent remboursables si aucune cotation qualifiée n'intervient avant le 31 décembre 2027, et les fonds propres du groupe étaient négatifs de 682 millions de dollars en juin 2026. L'introduction en Bourse est donc aussi une opération de restructuration financière.
Reste une question que le continent connaît bien : la valeur créée par des dizaines de millions de transactions quotidiennes au Nigeria sera cotée à Wall Street, en dollars, devant des investisseurs américains, norvégiens et asiatiques. Neuf d'entre eux ont manifesté un intérêt pour 270 millions de dollars au maximum, sans engagement ferme, et environ 80 millions de cette somme viennent d'actionnaires déjà présents au capital ou de leurs affiliés, précise Launch Base Africa. Le prix d'ouverture, début novembre, dira ce que les marchés pensent de la plus grande application financière du pays le plus peuplé d'Afrique.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


