Raffinerie Dangote : l'offre publique ferme le 27 octobre 2026, sur 22,5 milliards de dollars de revenus en neuf mois

Story Africa·27 octobre 2026·3 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram
Raffinerie Dangote : l'offre publique ferme le 27 octobre 2026, sur 22,5 milliards de dollars de revenus en neuf mois
Photo : Gregory J Kingsley · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

L'offre publique d'actions de la Dangote Petroleum Refinery, la raffinerie de Lekki près de Lagos, se referme le mardi 27 octobre 2026 et ne sera pas prolongée, a confirmé le groupe nigérian dans un communiqué repris le 26 octobre par Peoples Gazette et, la veille, par TheFact Daily. Les deux médias nigérians font état d'une accélération des souscriptions dans les derniers jours, venues du Nigeria, d'autres pays africains et de l'étranger, sans que le groupe publie de chiffres.

L'opération porte sur 4,1 milliards d'actions à 525 nairas, soit environ 2 150 milliards de nairas (près de 1,6 milliard de dollars), pour une cotation à la Bourse de Lagos (NGX) ; la souscription avait été ouverte le 14 septembre 2026, selon le suivi de la plateforme Daba Finance, qui invite à vérifier chaque paramètre dans le prospectus validé par le régulateur. La raffinerie est dimensionnée pour 650 000 barils par jour dans la zone franche de Lekki.

Le plus lu du momentGabon : les réseaux sociaux rouvrent après huit mois de blocage, mais il faudra montrer sa pièce d'identité →

Des comptes retournés en un an

Les chiffres publiés par le groupe pour les neuf mois arrêtés au 30 septembre 2026 expliquent l'appétit des investisseurs : un chiffre d'affaires de 22,5 milliards de dollars, en hausse de 144 % sur un an, un bénéfice net de 4,73 milliards de dollars là où la période correspondante de 2025 s'était soldée par une perte, et un excédent brut d'exploitation de 5,5 milliards de dollars. Toujours selon le groupe, la société est passée d'une dette nette à une trésorerie nette.

Ces résultats sont ceux de l'entreprise elle-même, diffusés en pleine campagne de souscription : ils n'ont pas encore été confrontés à des comptes audités publiés après cotation. C'est l'une des limites de l'exercice, dans une communication où la direction s'exprime sans qu'aucun dirigeant soit nommé.

Pourquoi cela compte pour le continent

L'enjeu dépasse la Bourse de Lagos. Pendant des décennies, l'Afrique de l'Ouest a exporté du pétrole brut pour réimporter des carburants raffinés ailleurs, en payant deux fois le transport et la marge. Une raffinerie de cette taille sur le sol africain inverse ce schéma, dans la même logique que les décisions annoncées à Accra et au sein du Comesa sur l'arrêt des exportations de minerais bruts.

Le groupe élargit d'ailleurs cette chaîne hors du Nigeria. Selon l'agence Ecofin, Aliko Dangote a confirmé le 21 octobre 2026, au Financial Times Africa Summit à Londres, l'achat de 24,76 % de la Kenya Pipeline Company pour 42,5 milliards de shillings (environ 327 millions de dollars), un mois après le lancement, le 30 septembre, d'un chantier de raffinerie à Lamu annoncé à 16 milliards de dollars.

Cette concentration appelle une vigilance de lecteur comme de citoyen : être à la fois raffineur et actionnaire des infrastructures de transport du carburant donne un pouvoir de marché considérable, et la question des règles d'accès aux oléoducs, soulevée par Ecofin, reste ouverte. Au Kenya, le député Ndindi Nyoro a mis en cause les conditions financières de la cession de parts de la KPC, des allégations que l'agence présente comme non étayées à ce stade.

Prochaine étape : l'allocation des actions, puis l'introduction effective à la NGX, attendue d'ici la fin de 2026 sans date arrêtée.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.