RDC : L'opposition indignée après les propos de Félix Tshisekedi sur la mort de Manassé Lomboto

Story Africa·2 novembre 2026·2 min de lecture
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RDC : L'opposition indignée après les propos de Félix Tshisekedi sur la mort de Manassé Lomboto
Photo : LERK · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Lors d'une rencontre avec la diaspora congolaise à Moscou, à la fin du sommet Russie-Afrique, le président Félix Tshisekedi a tenu des propos qui suscitent une vive vague de protestations au sein de l'opposition et de la société civile en République démocratique du Congo. Selon RFI, le chef de l'État a notamment commenté l'arrestation de l'opposant Prince Epenge, actuellement incarcéré à la prison centrale de Makala sous l'accusation de propagation de faux bruits.

Devant ses compatriotes, le président de la République a affirmé qu'aucun manifestant n'avait perdu la vie lors de rassemblements sous sa gouvernance depuis 2019, remettant en cause la responsabilité du pouvoir dans le décès de Manassé Lomboto, survenu le 15 septembre 2026 en marge d'une manifestation d'opposition à Kinshasa. Félix Tshisekedi en a profité pour critiquer le bilan de son prédécesseur Joseph Kabila, accusé d'avoir fait tuer des fidèles jusque dans les lieux de culte.

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Ces déclarations ont immédiatement provoqué la colère des figures politiques du pays. Martin Fayulu, dirigeant de la coalition Lamuka dont Prince Epenge est le porte-parole, réaffirme que Manassé Lomboto est mort suite à des agressions perpétrées par la Force du progrès, une structure qu'il qualifie de milice rattachée au parti présidentiel. L'opposant exige l'ouverture d'une enquête indépendante et assure que les intimidations ne masqueront pas la vérité sur ce drame.

De son côté, l'opposant Jean-Marc Kabund craint que les prises de parole du chef de l'État ne constituent une ingérence susceptible d'orienter le travail des magistrats en charge du dossier d'Epenge. Pour Jean-Claude Katende, président de l'organisation de défense des droits humains Asadho, ce discours démontre le manque d'indépendance du pouvoir judiciaire. L'activiste s'est également dit vivement préoccupé par l'intention affichée par Félix Tshisekedi de réviser la Constitution dont il s'était pourtant porté garant.

Notre regard

La liberté de manifester et la protection de chaque citoyen sont des piliers fondamentaux de toute démocratie souveraine. Face à la disparition tragique d'un militant, le respect des droits humains exige toute la lumière via des enquêtes rigoureuses et impartiales. Une justice indépendante reste l'unique garant de la paix sociale et du respect des lois républicaines.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.