Sénégal : plainte contre 25 comptes et 18 personnes pour des appels à la haine visant des étrangers

Story Africa·30 octobre 2026·2 min de lecture
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Trois mouvements citoyens sénégalais ont déposé une plainte contre X pour xénophobie devant le tribunal de grande instance de Dakar, après avoir documenté pendant trois mois des appels à la haine raciale émanant de 25 comptes appartenant à 18 personnes sur les réseaux sociaux. L'information a été rapportée le 29 octobre 2026 par RFI, dans un article de Léa-Lisa Westerhoff repris par AllAfrica.

Deux des trois mouvements sont identifiés par RFI : Naw-Lé contre le racisme, dirigé par Thierno Sokha Ndiaye, et le FRAPP, représenté par l'un de ses membres, Souleymane Guèye. Celui-ci évoque des « injures publiques envers des communautés, des appels au meurtre » et demande au procureur que les auteurs de ces propos soient interpellés et que ce discours cesse.

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Des commerçants guinéens visés par des appels au boycott

La plainte s'inscrit dans une série. Le 27 août, la Fédération nationale des boutiquiers avait elle aussi porté plainte pour incitation à la haine raciale, après la diffusion de vidéos appelant au boycott des boutiques tenues par des Guinéens, rapporte RFI. Ces vidéos étaient signées par un influenceur lié à un parti nationaliste sénégalais, aujourd'hui placé sous mandat de dépôt. Il n'a pas été jugé à ce stade et bénéficie de la présomption d'innocence.

RFI décrit aussi une altercation de rue au cours de laquelle un passant a lancé que « le Sénégal appartient aux Sénégalais » et que « l'immigration a trop duré », obligeant les forces de l'ordre à intervenir.

Ce que défend la plainte

« Les valeurs sénégalaises ne sont pas des valeurs d'exclusion », répond Thierno Sokha Ndiaye, cité par RFI.

Le dossier touche un point sensible du projet panafricain. La libre circulation des personnes est l'un des acquis de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, et les commerçants guinéens, maliens ou bissau-guinéens installés au Sénégal en sont l'une des traductions les plus concrètes. Des Africains qui vivent et travaillent dans un autre pays africain : c'est une diaspora, elle aussi, et elle a les mêmes droits à la dignité et à la sécurité que celle de Paris ou de New York.

Le combat contre le racisme subi par les Africains en Europe ou aux États-Unis perd de sa force si la xénophobie entre Africains n'est pas nommée. Trois organisations sénégalaises viennent de le faire, chez elles, devant un juge. Il appartient maintenant au procureur de Dakar de décider de la suite.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.